C’est un travail qui consiste à tirer une charrette et qui demande beaucoup de force. Plusieurs hommes, qui exercent ce métier, s’estiment défavorisés. Pour plus d’informations, on a enquêté dans le fokontany de Mahavoky-Besarety où ils sont nombreux à stationner.
Ainsi, beaucoup exercent ce métier depuis 8 ans, et ce n’est pas un hasard, car c’est la période où la crise économique a commencé. Là, ils prennent leur charrette dès 4h du matin. C’est le moment propice de gagner de l’argent, car il y a des camions qui apportent des bananes venant de Tamatave. Ce sont eux qui vont transporter ces marchandises chez les grossistes. Mais pour le charrretier la paye dépend du kilo et de la distance de l’endroit où il va transporter les bananes. A part ces fruits, il amène aussi des sacs de ciment, des carreaux, du sable, des gravillons…
Selon eux, ils peuvent ainsi gagner, en moyenne, 14 000 ar par jour. S’il est le propriétaire de la charrette, il gagne encore plus car pour les autres il loue leur charrette à 2 000 ar par jour. Une charrette neuve coûte 600 000 ar, cela prend 5 mois pour le charretier d’obtenir une telle somme. Il gagne bien leur vie, d’après eux, car ils mangent trois fois par jour, leurs enfants vont à l’école, payent le loyer… Et l’inconvénient, c’est quand la police municipale confisque leur charrette.
Volatsara