La réhabilitation du système d’irrigation avec l’appui financière de l’Union Européenne, dans le cadre du projet Mesure d’Accompagnement du Protocole Sucre est vitale pour l’activité agricole dans la basse Mahavavy, district d’Ambilobe . Une structure commune de gestion de l’eau, regroupant sept Unions et 35 associations de base des usagers de l’eau ainsi que des représentants de la société Sucrerie Cote Ouest de Madagascar Sucoma et du Centre Malgache de la Canne à Sucre (Cmcs) a été mise en place afin d’assurer l’entretien de ces infrastructures agricoles. Cet organe a tenu son premier assemblée Générale, jeudi dernier à Mantaly et au cours de laquelle les membres ont validé leurs plan de travail et le budget y afférent pour cette année. Le frais d’entretien des réseaux d’irrigation nécessite une somme de 20 075 500 Ar, tandis que le budget de fonctionnement de la structure commune de gestion de l’eau s’élève à 129 039 500 Ar. La société Sucoma prendra en charge les 70% de ce budget annuel, soit près de 87 527 650 Ar. Les paysans et les moyens planteurs de canne à sucre payeront les 37 511 850 Ar restants. Le recensement de leurs parcelles qui prendra fin ce 7 avril prochain fixera la contribution de chacun. Le taux sera fixé par heure de travail dans les champs qui représente un tiers d’hectare, selon le président de la structure commune de la gestion de l’eau, Njakarimanana Abdou.

Une règle commune appliquée aux usagers de l’eau

Par ailleurs, l’assemblée générale a également adopté une règle commune ou Dina qui sera appliquée aux usagers de l’eau dans la basse Mahavavy. Plus précisément dans les communes d’Anjiabe, Ambodibonara, Mantaly, Ampondralava et Antsohimbondrona. Elle sera en vigueur dès l’obtention de l’homologation du tribunal. Il faut noter que pour un périmètre agricole aussi important tel que la basse Mahavavy, s’étendant sur 18 000 Ha la tâche s’annonce lourde pour la structure commune de gestion de l’eau. Cela explique le cout élevé de son budget. Sa mission principale est l’entretien de la prise principale d’Andavankatsatsa jusqu’au canal d’amenée à Ambanintelo et du dessableur ainsi que la supervision de l’entretien des canaux secondaires et tertiaires. La structure veille également au partage des débits de l’eau dont les 65% alimentent l’usine de transformation en sucre de la Sucoma et ses champs de cannes à sucre. Tandis que les 35% irriguent les rizières et les champs de canne des paysans. Après cette validation du budget, la suite du travail de la structure commune de gestion de l’eau et l’irrigation convenable de la basse Mahavavy dépendent de la participation active des paysans et de la société Sucoma et de leur volonté d’honorer dans un meilleur délai leurs parts de responsabilités. C’est ainsi qu'on peut espérer la pérennisation et l’accroissement des rendements agricoles contribuant à l’amélioration des niveaux de vie des paysans de la Basse Mahavavy.

S.I.