Manif, hier matin, des cars affiliés à la coopérative de transport urbain Fimpa à Ambohipo (dans le secteur d’Andohan’i Mandroseza). Les propriétaires et les chauffeurs se plaignent en effet du très mauvais état de la rue à cet endroit. Cette portion défectueuse provoque en effet des retards qui se ressentent sur les recettes de la coopérative. Elle occasionne par ailleurs des dommages répétés sur les pièces détachées, pesant ainsi gravement sur le budget de la coopérative. Les cars se sont mis en travers de la chaussée, bloquant ainsi la circulation. Les riverains, excédés également par l’état de la rue, sont venus grossir la manif. Le bouchon a immobilisé une longue file de voitures dans les deux sens, à l’heure de l’ouverture des classes et des bureaux. Parmi les personnalités clouées sur place, Honoré Rakotomanana, président du Sénat. L’homme est sorti de son véhicule de fonction et est venu aux nouvelles. Se rendant compte du bien-fondé des arguments avancés par les manifestants, il a pris son téléphone et a donné des coups de fil à divers responsables ministériels. Suite probablement à ces appels, le directeur général du ministère d’Etat chargé des Projets Présidentiels, de l’Aménagement du Territoire et de l’Equipement est apparu sur les lieux avec ses proches. Après avoir établi un diagnostic de la situation, ce responsable s’est exprimé ainsi: « Le ministère d’Etat va prendre en charge les travaux de réfection de cette portion, même si cela devrait revenir au ministère des Travaux Publics et à la Commune Urbaine de Tana-Ville. En raison de l’urgence, c’est un budget qui devrait revenir à d’autres districts qui sera affecté aux travaux… ». Peu après d’ailleurs, des engins sont venus sur place pour réaliser les premières opérations de déblayage et de terrassement. Ce que voyant, les manifestants ont levé le barrage et la circulation a repris dans les deux sens.

En tout cas selon ce directeur général de ministère, la Commune Urbaine de Tana-Ville devrait au plus tôt procéder à la démolition des constructions illicites qui bordent la portion incriminée (longue d’environ 300 mètres). Ce sont ces maisons et leurs murailles, a-t-il ajouté, qui retiennent l’eau sur la voie, une situation qui provoque la destruction accélérée de la chaussée.

            A.R