Suite à la manifestation des transporteurs urbains reliant Ambohipo au centre ville qui ont décidé de contester contre le mauvais état de la rue vendredi dernier, on a pu apercevoir des grands tracteurs de travaux aux abords de la route d’Ambatoroka dès le lendemain.

Cette réactivité est fort louable mais inquiétante en même temps car on craint que ce ne soit qu’une tentative d’étouffer une grève et non un désir de réhabiliter la route. Notons que le problème n’est pas la rue en soi mais la difficulté d’évacuation d'eau et de sable qui tend à détériorer l’infrastructure routière existante. On aura beau effectué des rénovations de rue sur place tant que ce souci technique n’est pas réglé c’est chose vaine.

D’ailleurs l’état de la route d’Ambohipo reflète la situation en général dans la ville d’Antananarivo. Chaque année, c’est un recommencement perpétuel, les routes doivent être refaites et ce à cause des problèmes d’évacuation d’eau.

Et comme la situation à Ambohipo nous le démontre, les responsables préfèrent opter pour la solution de facilité en réfectionnant provisoirement la route sans tenir compte de la durée dans le temps.

Soigner les maux par les racines semble donc être un terme inconnu de nos dirigeants qui préfèrent de solutions tape à l’œil.

Quoi qu’il en soit, il ne faut pas oublier que le problème d’évacuation d’eau demeure un problème auquel les autorités doivent se pencher tôt ou tard. On espère qu’ils vont s’y atteler au plus tôt.

Y. Lomelle