Après le départ de Michaelle Jean, Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, les trompettes des autorités malgaches ne résonnent plus, exactement comme notre journal l’avait prédit. La réalisation des projets liés à cet évènement est suspendue au déblocage des fonds par le Ministère des Finances qui traîne la patte pour des raisons obscures. Lorsque le Chef de l’Etat a été inquiété par une déchéance, et le Premier Ministre par une motion de censure, le régime a mis quelques jours pour rassembler plus de 20 milliards Ariary, dont la provenance exacte n’a jamais établie, destinés aux députés. La même somme a été votée pour l’organisation du Sommet de la Francophonie et inscrite dans la dernière Loi de Finances. Pourtant, à ce jour, le Ministère des Finances se fait prier pour relâcher les fonds. L’argent serait-il utilisé à d’autres fins en haut lieu ? Ce retard complique considérablement la réalisation des projets dans les délais impartis et risque d’entraîner des surcoûts. Pour redorer son image, le régime a besoin que le Sommet de la Francophonie soit une réussite, alors que concrètement, il fait tout pour que cet évènement soit un échec.

M. GASPARD