Les souvenirs de mes tranches de vie ont resurgi de plus belle quand j’ai fait l’analogie de mon évolution psychologique à ceux des djihadistes islamiques. Dans la traversée des différentes phases de maturation de ma propre personnalité qui me semble similaire à la majorité des humains du monde et qui sont : mon enfance, mon adolescence, et ma vie de jeune adulte furent animées par une agressivité due surement à trop d’adrénaline accumulée à cause d’une difficulté d’expression parolière qui était à l’origine de ma grande frustration. En effet comme j’étais le dernier d’une famille de sept enfants, j’ai eu rarement droit à la parole quand tout le monde était réuni. N’ayant pas été assez entraîné à exprimer mes idées que ce soit en aparté ou en public, je bafouillais dans les véhémentes discussions d’opposition pendant lesquelles j’avais une montée d’adrénaline irrépressible, surtout quand mes interlocuteurs me surpassaient en volubilité accompagnée par une mauvaise foi flagrante, alors je finissais par exploser en me servant de mes poings pour me faire entendre. Cette tranche de vie de mauvais garçon était terminée à partir du moment où j’évoluais en tant que coach sportif durant lequel il fallait argumenter pour mieux transmettre ses idées. Le moment clé de cette transformation fut l’effectivité de l’écoute que me montraient mes élèves. Pendant cette période, l’agressivité du sportif dans le milieu social s’était nettement atténuée car mon adrénaline fut canalisée vers des objectifs sportifs codifiés (Il est à savoir que le taux d’adrénaline d’un criminel et celui d’un sportif sont équivalents mais chez ce dernier elle est plutôt orientée vers la pratique sportive). Puis venait enfin la phase de vie d’une maturation obtenue par le respect du à l’âge d’abord et aussi du à la prise de responsabilité ensuite. Ma nouvelle position sociale quand je fus président d’un club sportif, facilitait l’obtention d’une meilleure écoute de façon naturelle, et me permettait de surcroît d’améliorer la fluidité de mon élocution sertie d’une richesse verbale acquise au fil du temps, facilitant la communication avec les autres. Aussi l’acquisition d’une nouvelle capacité à classer, à sérier, à optimiser mes idées dans les discours m’a aidé à faire disparaitre l’agressivité de ma personnalité désormais mieux encline à la tolérance et au partage.
Pourquoi ai-je ici versé dans cette rétrospective de ma vie ? En fait ce mode de fonctionnement intérieur ne m’est pas spécifique, c’est aussi le cas de milliards de gens.
Après ces séries d’attentats des djihadistes islamiques se produisant au Kenya, en Côte d’Ivoire, en Turquie, en France et au Belgique… la problématique posée est actuellement de comment procéder pour éradiquer ce fléau ? Faire la traque à ces terroristes islamiques est-il suffisant ?
Non dirai-je car ces attentats ne sont que les parties émergentes d’une vengeance sournoise causée par la mort de milliers d’hommes, femmes et enfants générée par l’ingérence des occidentaux dans les affaires internes de beaucoup de pays en faisant fi de leur souveraineté étatique ainsi que de leurs us et coutumes à l’instar de ce qui s’est passé en : Afghanistan, Irak, Libye, Egypte, Mali, Côte d’Ivoire…La religion est une passion avec tout ce que cela engendre et ces actes perçus comme de l’irrespect cultuel ont facilité le recrutement de nouveaux djihadistes provenant de tous les pays. Les provocations médiatiques générant des réactions agressives islamiques radicales qui étaient récupérées par les pouvoirs occidentaux pour amener leur population à épouser leur politique de rejet de l’autre n’ont pas suffit pour cacher certaines facettes de ces guerres qui ont fini par être révélées au monde sans qu’il y eût un écho de sanction à l’ONU (Organisation des Nations Unies) inhérente à ces tueries massives perpétrées par les armées occidentales. Nous nous référons ici sur qui s’est passé en Irak ou Sadam Hussein a été accusé de posséder des armes de destruction massive qui fut loin d’être le cas. Ces conflits permettant aux occidentaux de booster les ventes d’armements donnés aux rebelles, et d’être les premiers à participer à la reconstruction du pays qu’ils viennent de détruire, constituaient un marché fort intéressant pour leurs industries d’armement et leurs BTP (Bâtiments et Travaux Publics). Mais le plus désolant pour les arabes est la mainmise sur l’industrie pétrolière de l’état visé, les appauvrissant sur leurs terres. Tout cela au nez et à la barbe de l’ONU complice de ces faits car elle était assujettie aux financements occidentaux. Les déclarations mensongères et les procès d’intention utilisés pour dénigrer des états souverains, donnant droit à des interventions armées de grandes ampleurs détruisant toutes les structurations sociopolitiques des pays visés par la soi-disant communauté internationale qui a utilisé les sophismes les plus abjects qu’on connaissait pour envahir un pays. Effectivement ces affirmations ont fait office de vérité apodictique sans que les concernés aient pu se justifier. Alors on se demande comment et à qui les arabes allaient-ils s’adresser pour trouver ne serait-ce qu’un semblant de justice?
On est loin de cautionner sur nos colonnes le djihadisme, ni exciter les actions vengeresses que nous abhorrons tous, pour se défaire du joug de ladite Communauté Internationale pro-occidentale qui dénigre systématiquement les états en situation de faiblesse dans leurs différents les opposant aux occidentaux. Pourtant pour une recherche effective de justice, il serait en effet judicieux de procéder à une écoute de ces djihadistes longtemps privés de paroles, qui pourrait se faire sur terrain neutre qui serait la bienvenue pour essayer de débloquer cette communication de sourds et muets. On vit actuellement une situation problème o les ego de chacun seraient mis à contribution et où des concessions mutuelles sur les positions et comportements de chaque pays pourraient être révisés pour mettre fin à ces impensables tueries qui n’ont de raison et que la raison ignore. Effectivement dans les errements de violence comme solution adoptée par les djihadistes et la vengeance sournoise des occidentaux à partir de septembre 2011, il n’est plus de mise de se demander qui avait commencé comme si on jugeait des gamins en train de se chamailler. Malgré la manipulation en litanie des mots aux effets pernicieux sur la population comme le djihad islamique, les terroristes et autres dénonçant des coupables sans présomption d’innocence, les médias occidentaux d’abord et les médias nationaux ensuite, ont mis à l’index des présumés coupables avant même que les recherches y afférentes ne soient bouclées. Il faut se souvenir d’un adage «La promptitude à juger est l’apanage des ignares». La vérité possédant plusieurs facettes est changeante selon le côté duquel on l’appréhende. Il est temps de faire table rase des faits antérieurs pour se projeter vers un avenir de paix où il n’y aura pas de vainqueur et de vaincu. Il faut rétablir la coupure de la communication entre ces deux mondes (occidental et islamique radical) dont le rapprochement par un respect mutuel est la seule issue menant vers la reconnaissance internationale des fautes commises de part et d’autres et d’y élaborer des actions d’apaisement pour juguler la haine cultuelle. Il est illusoire de prétendre supprimer physiquement tous les djihadistes aux velléités de kamikazes en puissance dans le monde pour ramener la paix. En faisant appel à notre libre arbitre, évitons d’avoir un raisonnement unilatéral culpabilisant untel par rapport à un autre dans ce genre de conflit où les fondements sont nébuleux. Toutefois on réitère que le terrorisme aveugle qui est la forme d’expression guerrière adoptée par les djihadistes est d’une lâcheté avérée car elle s’attaque aux innocents qui n’ont rien à voir avec cette guerre. Mais on doit aussi tenir compte du fait que des centaines de millions de gens ne sont pas dupes sur les exactions perpétrées par les armées occidentales dans le monde islamique sous couvert d’action humanitaire, mais dont le but véritable est l’accaparement des richesses du sol arabe. Vu la force de dissuasion en possession des envahisseurs, le monde s’est tu pour éviter toute prise de position contraire aux intérêts des puissances occidentales concernées dont les représailles peuvent être désastreuses pour les nations jugées impertinentes.
La réaction d’une société ou d’un groupe est similaire au fonctionnement du mécanisme psychomoteur d’un individu cité en amont de notre article. Une frustration entraîne une réaction et la suppression du premier sera d’un effet bénéfique pour le choix d’une société dans laquelle chacun de nous aspire à mieux vivre ensemble. En tant que SENTINELLE de la vie publique, nous allons conclure qu’aucun état ne peut prétendre être à l’abri des dérives de tout genre, et il appartient à la République de Madagascar d’en tenir compte et de prendre les mesures drastiques qui s’y imposent.
Max Randriantefy