Vendues entre 3 000 et 5 000 Ar, des publications informelles offrent ces derniers temps toute une panoplie d’informations sur plusieurs secteurs. A part les traditionnels « kabary », ces publications proposées à la sauvette dans les rues travaillent désormais de nombreux thèmes. Citons la cuisine incluant la préparation de plats quotidiens, de repas de fête, les gâteaux et autres viennoiseries. Il y a aussi les utilisations des fruits et légumes comme remèdes naturels pour différents maux et maladies courants comme l’hypertension artérielle, les gouttes, la sinusite, l’hémorroïde, etc. Comme il s’agit d’utiliser des ingrédients de tous les jours et que la ménagère prépare habituellement dans sa cuisine, les dangers de ces produits ne se posent donc pas. Les contre-indications sont très rares. Parmi elles, la consommation trop importante d’ail qui est déconseillée aux hypotendus. Sinon, des fruits et légumes ainsi que les aromates comme le persil, la coriandre et le thym se présentent comme des remèdes naturels. Ils jouent aussi un rôle préventif.

En fait, des petits opérateurs profitent de la démocratisation des services comme l’impression pour se lancer dans le secteur de l’édition. Seulement, ils sont nombreux à opérer dans l’informel. A part les problèmes que cela pourrait poser au niveau de l’administration, leurs activités répondent à des besoins réels des consommateurs. En effet, la prévention des maladies commence à entrer dans les habitudes dans le sens où le traitement curatif coûte de plus en plus cher, surtout pour des maladies comme le cancer, les complications du diabète, l’insuffisance rénale, les maladies cardiaques... Suivant les données du ministère de la Santé publique, 40% du coût du traitement sont supportés par les malades traités dans les hôpitaux publics. C’est un niveau très élevé et alarmant dans un pays où 93% de la population ne gagnent même pas l’équivalent de 2 dollars ou moins de 6 000 Ar/jour. La prévention est donc une très bonne chose. Les campagnes de vaccination en font partie. Le secteur informel s’engouffre aussi dans ce secteur via les publications évoquées ci-dessus.

Il faut noter que ces publications ont une présentation acceptable par rapport à leur prix. Elles arborent du papier bien blanc et épais. Quant à la couverture, elle ne s’use pas facilement et est parée de photos en couleur. L’intérieur aussi comporte des photos de ce genre sauf qu’il s’agit souvent de photos d’étrangers. Et vérification faite, les informations proposées dans ces ouvrages proviennent de sites internet européens qui font la promotion du bien-être au naturel. Elles sont traduites en malagasy puisqu’elles s’adressent au grand public. Il faut toutefois relever que quelques ouvrages en malagasy sur le bien-être et la cuisine sont proposés en librairie. Leur qualité, notamment en termes de présentation et d’informations ne diffère pas trop des publications informelles. Par contre, ces ouvrages présentés en librairie coûtent plus chers : ils sont proposés à partir de 10 000 Ar.

Recueillis par

Fanjanarivo