Nullement ébranlé par le suspens du remaniement, Paul Rabary n’a cessé de remplir sa mission. Aussitôt sa reconduction confirmée, il a signé la convention avec PSI Madagascar qui consiste à un appui des jeunes dans les domaines de l’eau et l’assainissement, la lutte contre le paludisme avec l’utilisation de moustiquaires, et l’éducation sexuelle. Aussi importants les uns que les autres, ces trois volets montrent à quel point le ministre de l’Education nationale se soucie de la santé des jeunes.

Lors de la signature de l’accord, il a été évoqué que 30 % des jeunes ont un rapport sexuel avant l’âge de 18 ans. On n’indique pas la proportion de grossesses précoces. Ce dont on est sûr c’est que la croissance démographique effrénée dans le pays est l’échec du programme de PSI Madagascar en matière de planning familial et d’éducation sexuelle. Nombre d’observateurs accusent ainsi PSI Madagascar d’avoir vulgarisé le sexe en brisant les tabous alors qu’en face, la religion et la tradition n’autorisaient pas l’usage des préservatifs.

Avec cette convention, PSI Madagascar se trouve donc conforté dans son programme de surpopulation de Madagascar. Est-ce sa façon de lutter contre la pauvreté ?