Toutes les personnes ayant franchi notre grande île ne nient pas la beauté de notre pays. Cultures en cascade et très diversifiées sur les hautes terres centrales, lagons bleus à perte de vue sur les côtes, une surface forestière de 21.4% du territoire, selon la Banque mondiale en 2015, font de notre nation une île paradisiaque. Malheureusement, la médaille a un revers : la saleté des villes. Ce n'est pas uniquement le cas de la capitale mais dans pratiquement toutes les grandes villes. En effet, avec 34% de la population nationale étant urbaine (en 2014 toujours d’après la Banque mondiale), l’insalubrité se concentre dans les zones les plus peuplées car les déchets y sont plus nombreux.

Des projets de sensibilisation et d’assainissement venant de quelques organismes, tels que l’UNESCO et l’ONG Làlana sont réalisés, mais qu’en est-il de l’Etat ? S’il y en avait auparavant, où sont les résultats ? Pas besoin de rapports écrits ni de chiffres. Chaque individu devrait faire un constat de visu.

La propreté est l’affaire de tous, ce n’est pas seulement dans la construction de latrines, ni dans l’adduction en eau potable. Mais, c’est vraiment l’état d’esprit mettant en valeur l’hygiène et le nettoyage qui compte. Et c’est là que les autorités entrent en scène, car leurs rôles sont d’éduquer le peuple et les remettre à l’ordre.

Minoo M.