«Stop au rapt de terre malgache par les étrangers », on pouvait lire distinctement sur ces écriteaux lors de la grève d’un groupe de personne hier à Analakely. La délocalisation des habitants d’Andohatapenaka sans dédommagement pour la tenue du sommet de la Francophonie a été le déclencheur de cette manifestation.
Il n’était pas très nombreux hier à manifester pour cette cause mais au moins ils croyaient ce pour quoi ils manifestaient. Pourtant, il ne fallait pas longtemps pour qu’on aperçoive sur place des politiciens qui ne cherchent qu’une grève capable de les propulser au plus haut sommet. Cette manifestation des plus légitimes a donc tourné en affaire politique.
Témoins d’un gouvernement paranoïaque, les forces de l’ordre qui était venues sur place était bien plus nombreuses que les manifestants. Une forme d’intimidation qui n’a pas échappé aux yeux des journalistes.
Si les forces de l’ordre pouvaient se déployer aussi massivement pour lutter contre l’insécurité nous vivrions sans doute dans le pays le plus paisible qui soit.
Y. L