Pour la première fois depuis 3 ans, avec 43.600 tonnes durant le 1r trimestre 2016, les importations de riz retombent largement en dessous de 90.000 tonnes. Plus précisément, ce tonnage effectivement liquidé représente moins d'un cinquième du tonnage du 1r trimestre 2014 et moins de la moitié de celui du 1r trimestre 2015.

A l'inverse, les données des Douanes malagasy font état que les importations de farine ont presque doublé par rapport au 1r trimestre 2015. De même, le volume de sucre importé a grimpé de +41%.

Dans cet environnement, les mêmes informations douanières indiquent que les importations d'huiles alimentaires admises en franchise selon des décisions prises en Conseil de Ministre se sont accrues d'environ 50% par rapport au 1r trimestre 2015, ce qui explique une détérioration du rapport taxation/valeur CAF sur cette denrée. Plus globalement, on observe un accroissement des importations d'huiles alimentaires en termes nominaux et par rapport à l'année 2014.

En outre, et en dépit de la consolidation du droit d'accise, la même source mentionne que les importations de véhicules commencent à se redresser par rapport au 1r trimestre 2015, du moins en termes réels et plus particulièrement du côté des véhicules neufs.

En revanche, on note une baisse de -12% de la valeur des véhicules usagés. En dépit de la baisse des cours mondiaux, le volume des importations de carburant a reculé de -14% par rapport au 1r trimestre 2015.(Cf Encadré)

Les importations de matériaux de construction ont le vent en poupe et enregistrent une hausse respective de +67% pour le ciment, +48% pour les fers et +35% pour les laminés et profilés par rapport au 1r trimestre 2015.

En revanche, la progression est plus mitigée du côté des constructions électriques et plus particulièrement des machines avec respectivement +5% et -11% par rapport au 1r trimestre 2015.

Recettes sur les produits pétroliers

Sur les 111,8 milliards Ariary de taxes pétrolières escomptées au cours du 1er Trimestre, la perception effective s’élève uniquement à 66,9 milliards, accusant ainsi un déficit de 44,9 milliards ariary. Explicitement, le gap enregistré au 1er trimestre 2016 résulte d’une part de la chute incessante du prix des produits pétroliers notamment à partir du mois de décembre, et du décalage de l’arrivée de la cargaison pétrolière prévue au titre du mois de mars, d’autre part. En effet, lors du bouclage définitif de la prévision suscitée, la cotation moyenne en

USD par baril demeure au dessus de 47$. Or, le prix a glissé à 38$ au mois de décembre pour chuter finalement à 30$ au cours des mois de janvier et février. La répercussion de cette baisse sur les recettes est décalée d’un mois étant donné la durée de 20 jours incluant les commandes et l’acheminement des produits.

Toutefois, le volume importé s’est accru par rapport à la même période de l’année 2015, d’où la hausse assez conséquente de la Taxe sur les Produits Pétroliers (TPP) perçue en termes de glissement annuel.