«A Madagascar, les manifestations populaires se multiplient depuis une semaine, et ce même si elles sont réprimées par les forces de l'ordre, indique RFI Afrique.

Le mouvement a commencé par la grève des taxis, des greffiers, des agents pénitentiaires et les revendications des syndicalistes d'Air Madagascar, et se poursuit désormais par une grogne de la population de certains quartiers, excédée par des coupures d'eau et d'électricité.

Les habitants, qui estiment que l'électricité est une question de sécurité, sont descendus dans la rue pour manifester leur mécontentement. C'est la cinquième fois en moins d'un mois que la population tananarivienne sort crier sa colère contre le délestage, indique encore RFI Afrique, précisant que le nouvel exécutif persiste à durcir ses mesures pour réfréner tout type de manifestations » (sic).

Voilà ce qu’a déclaré RFI ? Quant à nous, « La Gazette de la Grande Ile », cela fait des mois qu’on a tiré la sonnette d’alarme, sans qu’Iavoloha daigne à réagir. Hery Rajaonarimampiana reste de marbre. Ses conseillers spéciaux, conduits par une certaine dame, Nicole Andrianarivoson, une inculte par excellence, barre toutes les initiatives venant de l’extérieur, censées pourtant améliorer la politique, la communication du chef de l’Etat. S’il n’est pas, encore et toujours, conscient de la situation, celui-ci court, inexorablement, à sa perte.

Que faut-il faire ? Des confrères de la place refusent, en effet, de nous suivre, car des « felaka » alléchants (enveloppes bourrées de billets de banque) auraient été distribués par deux « anciens » journalistes frimeurs, travaillant et payés par Iavoloha, pour la réussite du sommet de la francophonie, apprend-on… Bref, la corruption ne cesse de gagner du terrain, même dans des salles de rédaction.

Dans tous les cas, notre titre continuera sa mission, celle d’informer objectivement le public, aux risques et périls de ses journalistes. Une fois encore, nous disons : quand d’autres se couchent, on se lève…

Franck Raharison