Le 1er Mai communément appelé Fête du travail ou journée mondiale des travailleurs est considérée comme une journée de revendication pour les syndicalistes Malgaches. Après l’interdiction de la manifestation à Ambohijatovo, les syndicalistes ont marqué la fête du travail au stade municipal d’Alarobia comme Fête des mécontents. Cette manifestation a pour but de revendiquer librement le droit des travailleurs malgaches. L’importance de cette manifestation est telle que le public est arrivé de bonne heure. Pourtant la présence en masse des militaires les a empêché d’entrer dans le stade avant l’heure prévue qui n’était qu’à 13h. Malgré cela, beaucoup de gens, travailleurs, syndicalistes, chômeurs, voire particuliers sont venus nombreux pour revendiquer leur droit, qui est actuellement considéré comme inexistant. L’Etat malgache ne prend plus en considération le peuple alors que c’est grâce à celui-ci que le président a obtenu sa place. Les Malgaches sont à ce point délaissés. C’est ainsi que la revendication de droit à Alarobia a permis aux gens de s’exprimer à haute voix contre l’abus de pouvoir et la corruption. Rossy, y étant présent en tant que syndicaliste et non en député, a affirmé que cette fête du travail est destinée occasionnellement à écouter le grand public grâce au phoning en direct. On peut apercevoir que le public demande des solutions face à la pauvreté, à la corruption continuelle et à l’injustice. D’où le thème « Ampy izay » pour la célébration du 1er Mai à Alarobia. Les gens de pouvoir font oppression et le droit de travail n’est nullement respecté à Madagascar. Les syndicalistes critiquent l’incompétence du président à diriger. A remarquer que l’A.F.O SYNDICALES à Madagascar lutte contre la mauvaise gestion des richesses malgaches comme le trafic illicite de bois de rose. De même, le Syndicalisme et Vie des Sociétés cherche à privilégier les travailleurs malgaches et non les étrangers comme le cas des 400 Philippins au sein d’Ambatovy. Bref, les syndicalistes proclament ouvertement la corruption au sommet de l’Etat. Et ils montrent aussi leur mécontentement vis-à-vis du pouvoir. Ceci cache peut-être un prochain coup d’Etat? Le peuple souffre et se plaigne mais les dirigeants font la sourde oreille et se montrent indifférents.
JR Andriamirindrarivonjy
