En raison des graves accidents qui se sont succédé, les policiers et gendarmes sont désormais intraitables vis-à-vis des transporteurs de passagers. C’est une excellente initiative car ces derniers ont tendance à se croire au dessus des lois, surtout au dessus du Code de la Route. Comme d’habitude, il a fallu des dizaines de morts pour que les autorités réagissent. Hélas, la mort est un déclic nécessaire. Malheureusement aussi, il faudra s’attendre à un relâchement des contrôles dans les semaines et mois à venir. Après avoir fait profil bas, les chauffeurs de bus reprendront rapidement, et avec une joyeuse désinvolture, leurs mauvaises habitudes jusqu’à ce que des carambolages en série surviennent à nouveau. Même après des heures de formation et de sensibilisation, un voyou reste ou redevient un voyou. Si la mort est un déclic nécessaire, il est sans doute temps que les familles des victimes engagent des actions punitives ultraviolentes contre les chauffeurs de bus alcooliques et férus de vitesse car on sait bien que la justice étatique ne fait rien, ou pas grand-chose, contre ces auteurs d’accidents mortels qui sont bien souvent des récidivistes. Redonner le volant à des chauffards criminels revient à leur offrir la possibilité de redonner la mort et à insulter la mémoire des défunts. Or, une telle insulte ne peut être réparée que par la violence. Là où la justice républicaine a échoué, il faut bien que la justice personnelle triomphe. Il faut briser la vie de ceux qui méprisent celle des autres. Ceux qui n’aiment pas cet esprit de violence vindicative doivent comprendre le douloureux chemin de croix, l’effondrement psychique et les blessures béantes des familles de défunts qui ont été victimes d’actes de violence contre leur volonté. Il ne faut pas jeter la pierre à ces parents qui appellent à la vengeance à mains nues. Ils ont perdu un enfant dans un accident bête. Ils sont marqués à vie et en veulent à mort aux coupables.
M. GASPARD
