A Madagascar, malgré les progrès en matière d’éducation, une grande partie de la population n’a reçu qu’un enseignement de base. Par ailleurs, 94% des travailleurs n’ont pas eu de formation professionnelle et cette faible employabilité représente définitivement un facteur majeur de vulnérabilité, illustrée par la forte corrélation entre niveau d’instruction et pauvreté. Considérant cette situation, le renforcement de l’employabilité des groupes vulnérables s’avère prioritaire et constitue une condition de base à la création de revenu, particulièrement en milieu rural.

Pour atteindre cette réalisation, la stratégie consistera à mettre en place des mécanismes structurels et institutionnels de proximité permettant prioritairement aux groupes vulnérables de mieux développer leurs capacités et de valoriser leurs compétences pour une meilleure adaptation aux impératifs et opportunités de développement.

Afin de proposer une alternative au système de formation en place et de capitaliser les compétences disponibles, il est indispensable de mettre en place un cadre national de qualification, qui s’appuie sur un système de validation des acquis d’expériences (VAE) et un système de validation des acquis professionnels (VAP). Ces types de validation permettraient de trouver une alternative au chômage des jeunes et des professionnels en réinsertion au chômage, dans le sens où aujourd’hui les compétences et l’expertise s’acquièrent par l’expérience mais également en pratique en étant autodidacte. Le fait de valider ses acquis permet au travailleur de valoriser son parcours professionnel et «d’être employable». Ce système permettrait également aux personnes n’ayant pas forcément le diplôme théorique requis par le poste, mais qui a pu valider une expérience de manière officielle, de s’insérer plus facilement sur le marché du travail. De par son concept, cette réalisation permettra de réduire les disparités hommes/femmes en permettant à ces dernières – généralement défavorisées par rapport à l’accès à l’éducation et la formation professionnelle conventionnelle – en leur offrant l’opportunité de valoriser ses capacités.

Pour cette réalisation, une coordination minutieuse entre les différents départements, programmes et institutions en charge de la formation est primordiale, notamment le Ministère en charge de l’Education, le Ministère en charge de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, le Ministère en charge de l’Enseignement Supérieur, le secteur privé et les CTD.

Les produits associés à cette réalisation sont : les métiers et la formation sont mis en adéquation avec les besoins et les opportunités économiques dans les CTD ; les programmes de formation sont adaptés en fonction de l'évolution technologique et de besoins du marché du travail ; les capacités des structures décentralisées du Ministère en charge de la Formation Professionnelle et des établissements de formation sont renforcées ; l'accès à la formation professionnelle communautaire est facilité en programme de qualification des jeunes ruraux "Développement des Métiers Ruraux" est développé. Un nouveau système de classification professionnelle est mis en place et appliqué. L’insertion au travail des groupes vulnérables est facilitée. Les travailleurs déflatés et les travailleurs émigrés de retour sont reconvertis au travail ; et un cadre national de qualification est mis en place.