La célébration officielle de la journée mondiale de la liberté de la presse a été lancée hier à l’Hôtel de Ville Analakely.
En dehors des discours et des expositions habituels, un débat sur l’accès à l’information et à la liberté fondamentale a eu lieu entre toutes les parties prenantes de la presse malgache. Cependant, « toute» est lourd pour décrire les quelques personnes qui ont assisté à ce débat. La majorité des journalistes reporters qui ont assisté à l’inauguration de la stèle de l’OJM sont partis juste après la découpe du ruban. Seul le reste ds invités, dont quelques enseigants chercheurs, journalistes retraités, représentants de différentes institutions, ainsi que des étudiants intéressés par ce thème ont assisté au débat.
Madagascar est actuellement au 54ème rang concernant la liberté de la presse. Le chiffre s’est amélioré par rapport à l’année dernière mais on est encore très loin de ce qu’on pourrait appeler « être libre ». Beaucoup de critères joue son rôle pour déterminer ce chiffre, à ne citer que l’accès aux informations, la censure, etc.
Lorsqu’on parle de liberté de la presse, on a tendance à tout de suite penser à l’accès aux informations des institutions publiques, aux entreprises ou autres sociétés privées et surtout à l’accès à des zones interdites. Mais la presse malgache est plus libre que ce qu’on pense, surtout la télévision. En effet, les chaînes locales diffusent les dernières productions hollywoodiennes sans la moindre autorisation. Elles diffusent même des productions cinématiques filmées dans les salles de cinéma étrangères, plus communément appelées les « versions en salle (CAM) ». C’est une forme de liberté qui n’est pas prise en compte mais qui est essentielle pour une chaîne de télévision.
D’après les chiffres, la « liberté de la presse » à Madagascar est encore au 54ème rang dans le monde. Mais localement, certains organes de presse ont plus de libertés que d’autres selon leurs relations et leurs affiliations.
Berado