Le régime considère que les tirs croisés qu’il subit sont des actions de déstabilisation orchestrée par l’opposition. Cela relève de la paranoïa, de l’étroitesse d’esprit et surtout du déni de réalité. Si le régime est la cible de toutes les critiques, c’est parce qu’il est au cœur d’énormes scandales politico-financiers. D’un coté, il s’enrichit honteusement. D’un autre coté, il ignore honteusement les revendications sociales. Une telle situation ne peut pas tenir longtemps. Quand le régime néglige les droits fondamentaux et les besoins primaires du peuple, celui-ci peut et doit réagir. Lorsque le régime se montre agressif à l’égard du peuple, celui-ci peut et doit se défendre. A partir du moment où le régime n’écoute pas le peuple, celui-ci peut et doit se faire entendre. Au lieu de favoriser le dialogue, le régime a mis en avant des comiques tels que le général Florens et Maître Avoko. Au lieu de favoriser les actions sociales, le régime a supprimé le Ministère du Travail et des Lois Sociales et a préparé la censure à travers un nouveau Code de la Communication. Toutes les revendications sociales actuelles sont justes mais les réponses des autorités sont à la fois injustes et inappropriées. Après une série de fautes graves et d’erreurs monumentales, nos dirigeants politiques n’auront pas d’autres choix que de verser dans une répression aveugle…à leurs risques et périls.
Phil de Fer
