Le Sommet de la Francophonie n’a même pas commencé qu’il traîne déjà des casseroles. De nombreux commerçants et consultants se plaignent de ne pas être payés. Cette situation était prévisible. En effet, les barons et baronnes du régime ont perçu de somptueuses commissions. Ils se moquent de la phase opérationnelle. Ils laissent ça aux autres. A présent, il ne reste plus que les miettes et celles-ci ne sont même pas payées. Cette dure réalité est difficile à accepter pour les fournisseurs de produits et de services qui se sont lancé tête baissée dans l’aventure. Grands naïfs, ils ont cru que le Sommet de la Francophonie était une entité sérieuse. En cette période de vaches maigres, ils ont misé sur l’évènement majeur de l’année, surtout après avoir été informés des budgets conséquents. Malheureusement, leur confiance n’a pas été récompensée. Elle a même été abusée. Les factures impayées laissent présager des actions en recouvrement. Oui, mais voilà, comme d’habitude, les commerçants et consultants nerveux et impatients recevront des promesses assorties de calendriers de paiement qui ne seront pas honorés car le Comité d’Organisation du Sommet de la Francophonie sera assurément dissout après l’évènement. Les créanciers n’auront plus que les yeux pour pleurer, avec le sentiment amer d’avoir été les dindons de la farce…Une fois de plus…
Folojaona
