Le Code de la Communication serait en passe d’être adopté. Enfin, si tout se passe bien ! Le Conseil des Ministres s’est transporté, c’est le cas de le dire, spécialement Samedi, toutes affaires cessantes, pour conférer sur une énième mouture de textes.
Offensive de charme
L’adoption se fera jour donc dans les jours, heures à venir. Les sources soutiennent à l’envi que le Code serait entre de bonnes mains. Et pas n’importe laquelle. Le président de la République a lancé comme consigne que « les discussions se fasse sur les questions sérieuses, sans parti pris aucun ou esprits intéressés ». Dépénalisation ou Sanction disciplinaire, c’est selon, en veux-tu, en voilà, des questions reliftées à l’actualité-jour. Qui aura à perdre ? Et qui a autant de graines à ramasser ? Un véritable travail de gymnastique pour l’exécutif qui a jusqu’ici brillé par ses exactions à l’encontre des médias. La réalisation, s’il en est, comptera au chapitre des promesses présidentielles. Si bien sûr, certains voudraient bien enterrer la hache de guerre. Selon toute vraisemblance, le président Hery Rajaonarimampianina s’attache à s’attirer l’estime de la profession qui l’a durement malmené ces derniers temps. Le code de la communication n’appert donc que telle une offensive de charme qui ne demande qu’à être transformée.
Tempérer les ardeurs
A juste titre, les membres de la presse s’interrogent sur le fond exact de ce nouveau code. Ne risque-t-on pas d’y voir se muer, bien au contraire, une tentative visant à tempérer les ardeurs ? Les questionnements autant que certains entendements frustes quand bien même tout ne présage rien de bon. N’est-il pas que Madagascar se trouve classé par Reporter Sans Frontière ou la COFACE comme pays à risques élevés où certaines libertés fondamentales, dont en droite ligne, la liberté d’expression, est souventesfois occultée.
Il n’est pas dit que l’Assemblée dont les frasques furent étalées au grand jour pas presse interposée laissera une marge de manœuvre confortable aux gens de médias. Les débats risquent d’être houleux. La dépénalisation de la presse tant réclamée à hue et à dia risque fort de ne pas être une simple lettre à la poste. Là encore, on n’est pas sorti de l’auberge des discussions. L’adoption du nouveau code à l’Assemblée Nationale, lèvera un nouveau pan de voile sur les débats et la dimension majuscule de ce que nos tenants du pouvoir entendent par réglementation de la communication. A apprécier et à voir !
Marabe