Si un peu partout dans le monde, l’image de la première dame est celle de la femme d’un président, une femme intelligente d’abord, belle ensuite et qui a à cœur des œuvres sociales. Une femme qui se présente comme « la mère » d’une Nation bien que peu de femmes s’identifient à elle et peu d’enfants peuvent voir en elle une mère. La première dame malgache est actuellement très critiquée pour diverses raisons justifiées ou injustifiées, est-elle intelligente et belle et s’investit-elle dans des œuvres caritatives et sociales ? On se gardera d’y répondre car elle est très souvent comparée à la précédente première dame considérée comme plus intelligente, plus jolie et qui avait son association éphémère soit en passant. Par contre le fait incontestable est que lors du drame qui a frappé des familles, des parents, des mères qui par l’imprudence d’un chauffeur de taxi-be ont perdu en l’espace d’une minute leurs enfants, la chair de leur chair, ce qu’ils ont de plus précieux au monde…la première dame malgache Voahangy Rajaonarimampianina était invisible. Elle a complètement disparu des radars, le seul jour où probablement on aurait aimé voir en elle autre chose que les futilités, autre chose que son sourire, autre chose que sa garde-robe c’était ce jour-là. On aurait pu voir dans quelle mesure elle sait ce qu’on attend d’elle, dans quelle mesure elle est à la hauteur de ce titre qu’elle porte si fièrement au point d’avoir même un « cabinet » comme si une première dame avait à gérer des affaires politiques. Etait-elle invisible car elle était de nouveau en vadrouille aux frais des contribuables ? Etait-elle invisible car elle ignore ce qu’est la compassion ? Etait-elle invisible parce que son mari la protège des coups durs de la vie ? Serait-elle une « précieuse ridicule » ? Entre la femme de Ban Ki Moon et ses compatriotes, mères de surcroît qui ont perdu leurs enfants, quelqu’un aurait dû lui dire à la première dame où elle devait en priorité se trouver. Mais malheureusement elle est également entourée d’égocentristes comme elle.