91,8% des entreprises nouvellement créées dans l’Analamanga sont dans le secteur tertiaire selon les données de l’Institut national de la statistique (INSTAT) pour le 4ème trimestre 2015. Ainsi, les services attirent plus les opérateurs que d’autres secteurs. C’est compréhensible dans le sens où le milieu urbain offre plus d’opportunités en matière de services. On peut citer les services TIC incluant les cybercafés, les services comme la photocopie et l’impression, la sérigraphie, la construction, la décoration, la publicité, etc. La croissance du secteur tertiaire reprend d’ailleurs puisqu’elle a affiché un taux de 4,2% en 2015, contre 2,3% en 2014 et 1,3% en 2013. Et cette année, elle devrait atteindre 5,2%. Il faut toutefois signaler que les taux de croissance du secteur diffèrent d’une institution à une autre. Ainsi, le secteur est censé avoir affiché une croissance de 4,2% en 2015 selon la loi de finances 2016 (contre une prévision de 4,7%), alors que le tableau de bord économique de l’INSTAT parle d’un taux de 3,6% ! La différence est de 0,6%.

Elle semble être minime mais dans le domaine macroéconomique, elle est importante. Elle pourrait ainsi biaiser ou même fausser les décisions que pourraient prendre les opérateurs et autres acteurs du secteur. Sinon, il faut remarquer que cette année, la croissance du secteur tertiaire prévue se situer à 5,2% devrait être boostée par le BTP (près de 10%), les services rendus aux entreprises et ménages (5,8%), les transports de marchandises (5,6%) et le commerce (3,7%). L’année dernière, elle a été dopée par les activités liées aux services rendus aux entreprises et ménages (5%) et par l’assurance (14,7%). Par contre, le BTP (8,3%) et le transport de marchandises (3,6%) ont encaissé une croissance en baisse. Les courbes d’évolution des différentes branches du secteur tertiaire pourraient servir aux opérateurs économiques et investisseurs potentiels pour mieux cibler les secteurs qui devraient les intéresser et leur rapporter. Par ailleurs, le secteur secondaire représente 7,2% des entreprises nouvellement créées dans l’Analamanga, contre 1,1% pour le primaire.

A première vue, la dominance des services n’étonne guère étant donné l’importance des services en milieu urbain. Malgré tout, la rareté des entreprises qui investissent dans l’industrie démontre le sous-développe-

ment de l’économie nationale. Elle signifie que le tissu industriel de la première zone industrielle du pays, à savoir Antananarivo, n’évolue pas. Autrement dit, l’industrialisation du pays n’est pas en marche ! Elle est pourtant l’un des facteurs pour sortir du sous-développement. Les dragons asiatiques comme la Chine, le Vietnam sont passés par l’industrialisation de leur économie pour sortir de la pauvreté. Particulièrement pour la Chine, l’une de ses approches est celle de l’intégration de l’agriculture avec la transformation, notamment pour les régions pauvres. C’est ainsi que des régions développent une ou deux filières pour lesquelles elles sont bonnes. Puis, des soutiens à la transformation et à l’exportation sont initiés par l’Etat chinois qui développe en même temps les infrastructures.  

Fanjanarivo