De rang A, les informations et données en ligne accessibles via la formation dispensée par le Centre d’information et de documentation scientifique et technique (CIDST) sont de qualité et de notoriété internationale. Hier au siège de ce centre à Tsimbazaza, des chercheurs-enseignants et cadres de cette entité ont fourni à des étudiants et enseignants de l’école supérieure Estiim les Ressources documentaires numériques (RDN) correspondant à leurs domaines de recherche. Citons les sciences sociales dont le droit, l’économie, la gestion, la lettre anglaise, les sciences politiques… Les RDN sont un outil des plus importants pour l’enseignement supérieur et la recherche. Le CIDST dont l’une des missions est de diffuser l’information, a donc proposé aux participants de l’atelier d’hier quatre lots de ressources, comme il l’a déjà fait pour de nombreux établissements publics et privés. Citons les Universités numériques thématiques (UNT). Les cours disponibles proposés par ces universités vont du L1 (1ère année) au doctorat et portent sur différentes disciplines. Les UNT proposent aussi quelques publications.
Quant à la propriété industrielle, les informations fournies par le CIDST concernent les documents brevets. Le directeur du CIDST, Marie Laure Rakotoarivelo souligne que les bases de données de brevets sont une mine d’informations mais que rares sont ceux qui les consultent. Ainsi, la formation a permis aux participants de s’informer sur la lecture des brevets d’invention. L’autre RDN présentée hier a porté sur la production du CIDST, c'est-à-dire sur les différentes bases de données que le Centre a mises en place. Il était aussi question de bases de données internationales de publications scientifiques de rang A. Cela veut dire que ces publications sont de notoriété et de qualité internationale. Elles portent, entre autres, sur des revues très récentes puisque des publications d’avril et de mai 2016 peuvent être déjà consultées. Mais afin d’éviter les téléchargements à outrance et donc les atteintes aux droits d’auteur, le Centre d’appui à la technologie et l’innovation (CATI Madagascar) institué au sein du CIDST invite les organismes à adhérer au CATI pour en devenir des points focaux. Cette approche permet de respecter les droits d’auteur.
Il y a aussi les ressources francophones car il faut savoir que les bases de données et publications scientifiques sont en grande majorité en anglais. Le CIDST déploie ainsi des efforts pour identifier ces ressources francophones qui recèlent également de nombreuses informations, données et publications. Le directeur du CIDST explique : « La surinformation, notamment en ligne, est une réalité. Il faut ainsi des spécialistes pour aider à identifier et à exploiter les informations et données dont les usagers ont réellement besoin. Les mêmes spécialistes garantissent aussi la fiabilité de ces informations ». C’est la raison pour laquelle le CIDST est très regardante sur la qualité des informations et données qu’il fournit aux étudiants et enseignants.
Fanjanarivo