Le Conseil des directeurs d’établissements catholiques (CODIR) du diocèse de Moramanga a eu lieu dans cette ville dernièrement. Il a été mis à profit pour faire bénéficier les directeurs d’écoles de la formation initiée par la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS). Après Toamasina donc, ce diocèse a abrité la 15ème édition du CODIR pour cette année 2016. Elle a été axée sur le code de prévoyance sociale. Pendant deux jours donc, l’équipe de la CNaPS dont la déléguée du directeur général, dirigée par Didier Rasoanaivo, directeur des études et de la conformité, a partagé avec ces directeurs d’écoles ses acquis sur la protection sociale. Ainsi, elle a rappelé que l’affiliation des enseignants à la CNaPS est une obligation des directeurs. Au niveau du diocèse, de nombreux directeurs connaissent déjà les textes en vigueur sur la protection sociale. Mais certains le connaissent moins. D’où l’importance de la formation. Un des participants à l’atelier, Philippe Bruno Rakotomiaraka a affirmé que les travailleurs méritaient une protection sociale : « Les maitres sont comme tous les travailleurs du secteur privé, ils travaillent dur et offrent le meilleur d’eux-mêmes à l’éducation. Ils méritent tous d’avoir une sécurité asociale ».
Par ailleurs, tous les directeurs d’écoles sont convaincus que le respect des lois est nécessaire à l’enseignement. Le diocèse de Moramanga compte 8 districts et 26 écoles où travaillent 104 enseignants. Au sud se trouve Anosibe an’Ala, à l’est Beforona, au nord Andaingo et à l’ouest Beparasy Anjiro. Si la Direction diocésaine des écoles catholiques (DIDEC) remarque une insubordination, sœur Geneviève Razanamalala de la DIDEC Moramanga affirme qu’il faut continuer à sensibiliser les responsables. Et elle d’ajouter que le respect du droit des travailleurs et l’allocation de prestations sociales à leur endroit motivent ces derniers. Un enseignant bénéficiaire d’une protection sociale travaille mieux que son collègue qui n’en est pas doté. Le problème repose parfois sur la malhonnêteté de certains employeurs qui font une fausse Déclaration nominative des salaires (DNS) auprès de la CNaPS. Le directeur de l’établissement Saint Antoine d’Anosibe an’Ala, frère José Florent Andrianatrarana a lancé un appel à tous les employeurs pour le respect du Code de prévoyance sociale (CPS) et surtout pour l’honnêteté envers leurs collègues.
Sinon, sœur Geneviève Razanamalala a expliqué : « Les directeurs d’écoles regardent à la loupe les horaires des enseignants et vérifient leur programme. Les indisciplinés sont inacceptables. C’est ce qui explique le taux de réussite des écoles catholiques ». Outre la formation dispensée par la CNaPS, un dialogue a eu lieu entre les directeurs d’établissement et les agents de la Caisse. C’était un moment de partage et de proposition de solutions face aux problèmes vécus par les écoles, collèges et lycées catholiques. Après Moramanga, la délégation de la CNaPS et la Direction nationale des écoles catholiques (DINEC) rejoindront le diocèse de Toliara. Depuis l’an dernier, la DINEC collabore avec la CNaPS afin de former les chefs d’établissements catholiques sur la protection sociale.