Ces derniers temps,  tout le monde en particulier les automobilistes, les chauffeurs accusent Easy Park d’escroqueries et de vols gratuits. « En l’espace d’un mois, nous avons dû payer des amendes forfaitaires pour différentes raisons, soi-disant infractions », a martélé Elimiharana Fidimanantsoa, propriétaire d’une voiture légère. Cette dame a poursuivi, qu’elle n’avait pas l’intention de ne pas payer un ticket de 500 ariary, mais le comble est que des vendeurs de tickets semblent être introuvables. « Vue nos occupations, nous n’allons pas chercher ces vendeurs pour des tickets horodateurs », a-t-elle ajouté. Nombreux sont ceux qui dénoncent l’abus de l’Easy Park. « Cette entreprise requiert d’énormes sommes d’amendes par rapport aux délits commis, tels que le stationnement sur l’emplacement des taxis. Le tarif s’élève même jusqu’à 130.000 ariary et je trouve que c’est exagéré », a confirmé Eddie Ratsimahitra, chauffeur d’un 4x4. « Easy Park  possède de nombreuses failles, surtout aux niveaux techniques et organisations. Il nous fait perdre de temps dans leur procédure », se plaint Mialy Razafimahatratra, propriétaire de type Renault. «J’ai perdu des heures vue la recherche des parkings pour se garer, puis à la recherche de leur siège et à la file d’attente », a-t-elle déploré.

Easy Park se défends contre les accusations qui lui sont adressées. « La plupart des réclamations venant des clients se focalisent sur notre méthode de travail, ainsi que sur des accusations se portant sur nos agents des surveillances des voies publiques (ASVP) », a confirmé Manitra Rakotoson, responsable de back office et de l’exploitation au sein d’Easy park. « Ces agents-là agissent en leur fonction, ils constatent seulement des infractions dans les zones des parkings contrôlés et dénoncent, sans sanctionner », a-t-il poursuivi. Ce responsable a ajouté que seul l’officier de police judiciaire qui est habilité à sanctionner. Afin d’éviter les problèmes se basant sur les tickets, Easy Park propose d’autres options comme l’utilisation des cartes horodateurs ou les payements par mobile. « Plus tard, notre service va passer à l’automatisation totale et l’utilisation des tickets va être supprimée afin d’éviter les problèmes posés par  les tickets », s’explique Manitra Rakotoson, lors d’un entretien à leur siège, Behoririka, hier. « Nous avons établi un système de vérification et de preuve à travers la mise en marche du « personal digital assistant » ou pda. De cette manière, au cas où un client n’admet pas son délit, nous le tiendrons par des preuves informatisées. Le pda possède toutes les options nécessaires à cela, dont le scanner des QI code voire paramétrage complet d’un infraction commis », a-t-il mentionné. Outre, Easy Park tient à renforcer la sensibilisation de la population à travers le média. «L’information et la communication font partie    des éléments essentiels dans l’amélioration de notre service autant que dans le développement du pays. A part, la dispersion des prospectus nous envisageons de se lancer dans des spots publicitaires ou dans des émissions d’informations », a-t-il –conclu. Prochainement, Easy Park va procéder à une extension de son service, malgré son incapacité dans la gestion des parkings de la ville. Actuellement, il existe 39 horodateurs et 44 kiosques de l’Easy Park sur Antananarivo. Le gouvernement devrait réviser la faisabilité de ce projet. Sinon, la situation va s’aggraver car les gens des couches moyenne et favorisée vont aussi s’aligner à la revendication.

Malalanirina Nandrianina