Beaucoup de nominations aux hauts emplois comme d’habitude lors du conseil des ministres d’hier. Notons néanmoins, lors de la séance, le rapport fait par la Gendarmerie nationale sur l’accident survenu à un aéronef Ulm (avion Ultra Léger Motorisé), le 17 mai dernier à Tanambao Verrerie, à Toamasina. Le communiqué d’hier ne donne aucun détail sur l’évènement, mais signalons certains faits qui méritent d’être connus. Cet Ulm Yuma, immatriculé 974 MF à l’île de la Réunion, est arrivé à Madagascar dans le cadre d’une coopération entre notre gendarmerie et celle de La Réunion. L’appareil, prévu rester six mois à Madagascar, était destiné à des patrouilles et à des reconnaissances pour localiser les « positions » des dahalo. Nouvellement arrivé dans l’île à Toamasina, on pensait l’acheminer vers Mananjary et Betroka quand il fut victime de l’accident de la semaine dernière et est aujourd’hui hors d’usage.
Léger et peu coûteux, l’Ulm est surtout utilisé à l’étranger dans la navigation de plaisance et la photographie aérienne. Ses principaux inconvénients : d’abord il ne convient pas aux vols de longue durée. Ensuite, peu confortable, il provoque chez le pilote une fatigue prématurée. Enfin, léger et peu maniable, il est sensible aux conditions météo et résiste mal aux turbulences et aux vents de travers. L’accident de Toamasina, suppose-t-on, est dû au fait suivant : lors de la phase d’atterrissage, l’Ulm a été soulevé puis plaqué au sol par un vent vigoureux. L’appareil en effet s’est retrouvé sur le dos…
A.R
