Un « fefiloha » vient de s’effondrer dans le district d’Amparafaravola de la région Alaotra Mangoro.

La récolte de cette année est menacée. L’effondrement de cette digue aura en effet de gros impacts sur les rizières avoisinantes. La saison pluviale n’a pas été très généreuse envers l’Alaotra cette année et les paysans ont déjà prévu la baisse de la récolte. Actuellement, elle est également menacée par une inondation.

En dehors de la réparation de la route nationale 44, menant à cette région, qui n’est pas concrétisée pas malgré les promesses et les projet dits « en préparation » depuis la mise en place de ce régime, cette région est également victime de la négligence des dirigeants. Sans les institutions privées qui financent les travaux de réparations ou de réaménagement, il n’y aurait aucune amélioration sur les routes, les bâtiments et les autres infrastructures contribuant au développement de la région. Pourtant, cette région est le grenier de Madagascar. Un grenier abandonné d’après la population.

« Durant les propagandes, les candidats utilisent souvent leur fausse patriotisme pour convaincre les électeurs. Ils étalent des tas de programmes destinés à contribuer au développement de leurs régions natales. Cependant, arrivés au pouvoir, ils ne font rien. Ce n’est pas le cas des originaires de l’Alaotra. Les élus de cette région omettent tout simplement de leurs discours ou leurs programmes, et surtout leurs actions. Mais d’un autre côté cela ne change rien car dans tous les cas, ils ne feront rien. » affirme un paysan d’Ambaiboho. Effectivement, l’Alaotra ne bénéficie d’aucun avantage venant des quelques hommes au pouvoir originaires de la région.

Dernièrement, le ministère de l’Agriculture a reçu un don de 30 millions de dollars pour la réhabilitation du périmètre irrigué et du bassin versant du PC23 de l’Alaotra. Bien que les travaux ne devraient commencer que dans les 5 mois, les experts qui ont étudié les impacts environnementaux de ce projet auraient dû constater la fragilité des digues, menaçant la production de la région. Et d’ailleurs, aucun rapport ni suivi de cette énorme somme d’argent n’a été fait depuis la mise en place du nouveau ministre de l’agriculture, qui est pourtant originaire de la région.

En pleine année de production, les produits de l’Alaotra ne suffisent pas pour toute la Grande île au point d’importer du riz de l’étranger. Actuellement, les récoltes sont menacées. L’année s’annonce mal pour les malgaches qui vont probablement assister à une forte augmentation du prix du riz.

Berado