n étudiant de l’Université d’Antsiranana dénommé Christiano est mort hier aux alentours de 4h du matin à l’hôpital « manara-penitra » suite aux coups de bâton infligés par des bandits à son endroit la nuit de dimanche dernier sur la route du quartier « Chicago », Fokontany Soafeno. La copine de cet étudiant qui était avec lui ce soir là a également été agressée par ces malfrats mais par chance elle a pu leur échapper bien qu’elle soit blessée au visage. Le malheureux est natif d’Antsirabe-Nord, district de Vohémar et était en 4ème année de sciences naturelles. Un étudiant brillant issu d’une famille modeste de ladite Commune. La famille et les proches du malheureux dont la mère qui est une institutrice retraitée sont désespérés. Une foule immense a accompagné le corps de Christiano jusqu’au campus où il a été gardé en attendant l’arrivée de sa famille. Il sera inhumé dans le cimetière de son village natal. Affligée, la grande famille de l’Université d’Antsiranana l’est et les étudiants sont en deuil. « La mort de notre camarade ne doit pas rester impunie. Les auteurs de ce meurtre doivent payer leur crime» ont lancé des étudiants visiblement en colère. Il s’agit du deuxième meurtre survenu dans la capitale du Nord en l’espace de 11 jours. Le premier étant celui d’un jeune de 21 ans appelé Abddoul Karim survenu sur une route du Lazaret –Nord le 11 mai dernier. Mais que font les forces de l’ordre ? Telle est la question que se pose la population d’Antsiranana qui se fait un sang d’encre. En tout cas, certains responsables des forces de l’ordre policiers et gendarmes de la localité sont pointés du doigt aussi bien par la population que par des autorités civiles d’Antsiranana. Ces responsables se plaisent à dire aux membres du gouvernement qui se déplacent à Antsiranana qu’ils font correctement leur boulot et qu’ils maitrisent la situation. Mais c’est loin d’être le cas. N’en déplaise au Premier ministre Mahafaly Olivier, mais nombre des habitants de la capitale du Nord pensent que son gouvernement jusqu’à preuve du contraire est loin d’être celui de combat. « L’insécurité bat son plein chez nous. Des bandits se cachent derrière le phénomène « Foroches » pour tuer et voler. Pas plus tard que ce matin (ndlr: hier) un vazaha a été délesté de son sac par des voyous devant le Nouvel hôtel. La situation ne fait qu’empirer. Où est le gouvernement de combat tant prôné par le Premier ministre ? A moins que cela ne concerne pas le petit peuple » a clamé un ancien cadre des Contributions directes.
S.I.
