On a l’habitude de vivre dans un Etat normal qui respecte la bonne gouvernance, bien qu’elle ne soit pas bonne, au sens strict du terme. Madagascar, jadis, a été respecté de tous, surtout des nations dites civilisées. Ce qui n’est plus le cas, en ce moment. Les coups d’éclat, les coups de zica, les coups d’Etat ont fini par exacerber les bailleurs de fonds. Bref, tous des coups d’épée dans l’eau... Il n’y a que des gesticulations de la part des hommes de la Présidence.

Blasée, la population n’en a cure. Particulièrement, la population tananarivienne. Mais quand celle-ci s’éveillera pour de bon, le glas sonnera pour les tenants du régime : vu le comportement, l’insouciance, les provocations du pouvoir, cela risque de ne plus tarder. D’autant que l’achat d’un jet (Falcon 900) par M. Rajaonarimampianina pourrait accélérer la chute de l’actuel locataire du palais d’Iavoloha. Celui-ci collectionne, en effet, les bévues et les bavures sans s’en rendre compte. Va-t-il se ressaisir, avant qu’il ne soit trop tard ? Apparemment, non ! Car l’homme – il faut le dire - n’est pas tellement mature, notamment sur le plan politique… D’où ses nombreuses tergiversations dans les moments cruciaux pour le pays.

Quoi qu’il en soit, Madagascar a perdu beaucoup de temps avec Hery Rajaonarimampianina. Les 20 millions de Malgaches en ont souffert énormément. Selon nos informations, seule l’Union européenne, à travers son représentant local, a pu mesurer, objectivement, l’étendue des dégâts. Une telle situation va encore s’aggraver, sans une intervention rapide, des actions d’urgence, venant des bailleurs de fonds. En direction, entre autres, des bas quartiers de la capitale ainsi que dans les régions du Sud de l’île…

Au lieu d’attendre toujours l’aide de la communauté internationale, ces milliardaires malgaches, ils sont nombreux depuis les exportations de bois de rose, ont le devoir de porter secours à ceux qui meurent de faim dans l’île. Mais ce n’est pas demain la veille qu’ils vont agir… Nos milliardaires sont connus pour être des radins.

Franck Raharison