Dans un communiqué paru le 7 mai 2016, le SEFAFI (Observatoire de la Vie Publique) considère que le système judiciaire favorise l’impunité. Les acteurs du monde judiciaire et de la sphère politique le liront avec profit. L’analyse du SEFAFI a le mérite de montrer les limites de la déclaration de patrimoine des magistrats et de dénoncer les dérives du corporatisme. Le SEFAFI joue pleinement son rôle de lanceur d’alerte et il a raison sur toute la ligne. Toutefois, la pertinence de ses critiques est limitée. En premier lieu, lorsque Jean Eric Rakotoarisoa était membre du SEFAFI, il tenait les mêmes propos mouillés d’acide que les personnes qui composent aujourd’hui cet observatoire. A présent qu’il préside la Haute Cour Constitutionnelle, il défend bêtement le régime et participe activement au pourrissement du système judiciaire. En second lieu, le SEFAFI a omis de mentionner que le Conseil Supérieur de la Magistrature est présidé par le Chef de l’Etat. Tant que ce dernier conservera cette prérogative absurde et incongrue prévue par la Constitution, l’impunité restera de mise.

PN