Amis de longue date, La France et Madagascar se sont retrouvés dans les bureaux du Ministère des Finances et du Budget à Antaninarenina pour la signature de la convention du « 11ème Fonds d’Etude et de Renforcement des Capacités ». Ce fonds est destiné à financer les études de faisabilité proposées par le gouvernement pour les futurs projets qui sont portés au financement de l’Agence Française de Développement, et également à financer des actions d’assistance technique et de renforcement des capacités qui ont pour but de fournir aux ministères concernés un appui aux politiques publiques dans les domaines de ces différents projets.
Signée par SEM Véronique VOULANDANEINI, Ambassadeur de France à Madagascar et Jean-David NAUDET, Directeur de l’AFD pour la partie française et par Gervais RAKOTOARIMANANA, Ministre des Finances et du Budget pour le gouvernement malgache, cette convention entre la République Française et la République de Madagascar d’un montant de 880.000 Euros, et via l’AFD, montre la durabilité, et même la fidélité des liens de coopération bilatéraux et la densité des projets qui ont été préparés, puis ont donné lieu à exécution, ces dernières décennies.
Troisième signature de l’année : Celle du « 11ème Fonds d’Etude et de Renforcement des Capacités » porte sur le financement des études de faisabilité relatifs à trois secteurs sociaux qui constituent des priorités pour le gouvernement malagasy, compte tenu de leur importance par rapport au bien-être de la population. Ces secteurs concernent : « agriculture et environnement », « développement urbain » et «éducation et formation professionnelle ». Il faut rappeler que, depuis le début de cette année, la convention à hauteur de 7 Millions d’Euros visant à améliorer la productivité agricole à Madagascar et une seconde portant sur le financement de la modernisation de la formation professionnelle dans les métiers du tourisme, et ce pour une valeur de 500.000 Euros ont été signées entre la République Française et la République Malagasy. Cette troisième signature vient à point nommé car l’agriculture reste un secteur à prioriser.
La population peut passer de l’autosubsistance traditionnelle à un système de production de qualité adapté et pérenne, tournée vers la satisfaction des besoins nationaux, et plus largement régionaux, voire internationaux.
La deuxième composante de ce financement porte sur les études de faisabilité des projets de développement urbain, lesquels restent plus que jamais d’actualité. Enfin, la troisième composante se rapporte au système éducatif malgache qui est lourdement affecté par la situation socio-économique du pays. Le gouvernement ne ménage pas ses efforts pour satisfaire autant que possible le milieu éducatif. Le budget reste en effet encore faible malgré une enveloppe de
810 milliards dans la LFI 2016. La formation professionnelle complète ce système de renforcement du capital humain. Cette dernière composante s’inscrit d’ailleurs dans le plan de modernisation de la formation professionnelle développé dans la Politique Nationale pour l’Emploi et de la Formation Professionnelle. L’AFD participe à l’effort entrepris par l’Etat en développant les compétences et le savoir-faire des jeunes.
Document Cadre de Coopération : Madagascar et la France sont en train de préparer un Document Cadre de Coopération, qui comme son nom l’indique précise les orientations de la coopération franco-malgache pour les cinq (05) années à venir. A l’intérieur de ce document cadre, l’AFD s’est vue assigner des secteurs prioritaires pour concentrer son action : il s’agit en particulier du développement urbain durable, de l’éducation secondaire et de la formation professionnelle et du nexus agriculture- environnement. L’appui au secteur privé, se basant sur des instruments spécifiques est un secteur transversal d’intervention de l’AFD.
Les liens entre La France et Madagascar sont plus renforcés que jamais, vu que depuis 2014, l’AFD a plus que doublé son niveau d’engagement financier en faveur de Madagascar.
De 15 Millions d’Euros environ en 2009 et 2010, à autour de 20 Millions annuels entre 2011 et 2013, l’AFD est passé à un niveau de plus de 50 Millions d’Euros en 2015. Ce montant de 50 Millions devrait être même significativement dépassé en 2016 notamment du fait du financement de projets urbains importants (Programme d’Appui aux Villes d’Equilibre ou PADEVE et Programme Intégré d’Assainissement d’Antananarivo). Les projets sont autant prometteurs que le partenariat entre les deux pays.
Référence :
Malala RASOLOFOSON
Les Echos des Finances et du Budget
Bulletin bimestriel d’information du Ministère des Finances et du Budget N°00 FEVRIER-MARS.