Ces derniers jours, Mamy Ravatomanga, PDG du groupe Sodiat, a été la victime de la persécution de l’Etat à travers la presse pro-régime.

Suite aux multiples rumeurs de coup d’Etat, déstabilisant le régime exécutif, ce dernier a pris des mesures plutôt précipités et sans fondement en persecutant les personnes qu’il considère comme adversaires potentiellement plus appréciés du public que le pouvoir actuel. En premier, le Sénateur Lylison Roland de René qui est actuellement l’un des rares, pour ne pas dire le seul, osant dire les 4 vérités à travers les médias encore libre sans craindre les répercutions qu’il devrait subir. En réponse à ses interventions à la radio en affirmant que ce gouvernement n’est plus performant, on a lancé un mandat de perquisition pour son domicile, ainsi que pour ceux de 2 autres personnes, à savoir Mamy Ravatomanga (Groupe Sodiat) et Franck le Grand (Gérant du restaurant Le Rossini).

Mais pourquoi ces personnes précisément ?

D’abord, le régime actuel et ses partisans considèrent le Sénateur Lylison comme étant un fauteur de troubles en osant affirmer ce qui est déjà évident. Depuis son acte de patriotisme le 29 mars dernier, il a toujours été dans la ligne de mire du régime. Le nombre de personnes qui l’a suivi ce jour-là est la preuve évidente de sa notoriété. Depuis, on accuse le Sénateur de manigancer un coup d’Etat. Les manœuvres et les mises en scène faites par les militaires, visant à alerter le président sur la fragilité de ce régime ont tous été mis sur le dos de ce Sénateur. Cependant, la perquisition de son domicile qui a eu lieu mercredi dernier n’a porté aucune preuve pouvant confirmer les accusations à son encontre, ce qui disculpe le Sénateur Lylison des dénonciations hâtives publiées dans les médias. Si on a tenté de médiatiser qu’un mandat d’arrêt contre ce Sénateur a été lancé, le président du Sénat lui-même a contredit cette information en affirmant que l’immunité parlementaire du Sénateur Lylison n’a pas encore été levée et ne le sera pas jusqu’à preuve d’un flagrant délit de fait.

Quant au cas de Mamy Ravatomanga, c’est une affaire de jalousie et de peur vieille comme le monde entre l’actuel président et Mamy Ravatomanga lui-même. Pour rappeler les faits, Hery Rajaonarimampianina fut l’ancien commissaire aux comptes du groupe Sodiat. Sans l’intervention de Mamy Ravatomanga, il n’aurait jamais accéder au pouvoir. En effet, c’est ce dernier qui a présenté Hery Rajaonarimampianina à Andry Rajoelina à l’époque de la transition afin qu’il soit nommé ministre des finances en septembre 2009, succédant à Benja Razafimahaleo. De fil en aiguille, il a été choisi pour être candidat aux présidentielles de 2013, sous les ailes de Mamy Ravatomanga et de Andry Rajoelina. Après son élection, il a tout simplement retourné sa veste et a déclaré la guerre à ses piliers. Jaloux de cette personne capable de réussir sans les combines et autre recours mettant en danger la vie de la population, le régime n’a rien trouvé de mieux que de le persécuter.

Le mandat de perquisition

Un mandat de perquisition a été délivré par le parquet du tribunal de 1ère instance d’Antananarivo afin de fouiller le domicile de Mamy Ravatomanga à Ambohibao. La fouille a eu lieu hier et a duré plus de 6h sans résultat. Mais à quel résultat s’attend-t-on ? En effet, de quoi accuse-t-on Mamy Ravatomanga ? D’après la famille qui a été séquestrée pendant plus de 6h, on ne leur a pas dit la raison de ce mandat. On leur a juste dit qu’il s’agissait d’un mandat de perquisition sans leur donner le motif précis de la perquisition, s’il y en a bien sûr. Ce qui est sûr, c’est que ces fouilleurs sont venus dans ce domicile pour fouiller sans but précis. Normalement, un mandat de perquisition est délivré suite à des preuves suffisantes pour continuer une enquête sur un accusé. Ici, on tente plutôt de devancer la justice en supposant qu’il pourrait y avoir des preuves pouvant accuser Mamy Ravatomanga d’un quelconque acte criminel dans son domicile. Mais après 6h de fouilles, les agents des forces de l’ordre en tenue civile, sont rentrés bredouilles.

On assiste actuellement à des excès d’abus de pouvoir en violant la vie privée de la population. Les affaires personnelles du président de la république prennent une envergure nationale en devenant une affaire d’Etat. Sa peur et sa jalousie de Mamy Ravatoma-

nga, accompagnées des propos hâtifs de ses troupeaux médiatiques le poussent à faire des choses infâmes et le déstabilisent progressivement de son trône. Le régime actuel perd sa notoriété de jour en jour. Le petit élève tente désespérément de surpasser son maître. Hery Rajaonarimampianina a déclaré la guerre à Mamy Ravatomanga. Une guerre qui risque de lui coûter très chère car il ne faut pas oublier que sans Mamy Ravatomanga, il n’y aurait jamais eu de Hery Rajaonarimampianina.

Berado