Le problème posé par les charrettes de la ville est loin d’être résolu. Le manque de collaboration entre la commune et la police municipale persiste. De son côté, la commune urbaine d’Antananarivo juge la procédure de la police municipale, tandis que la police municipale riposte en affirmant que la CUA est totalement irresponsable. « Un de nos agents immobilise une charrette, la conduit à la fourrière d’Anosipatrana. Après quelques heures d’une intervention d’un grossiste patron d’un tireur de charrette ou d’un responsable de leur association, la charrette réquisitionnée est mise en liberté », témoigne un agent de la police municipale. Le problème se pose sur des procédures, des corruptions et de la coopération entre la police municipale et la Cua. On dit que nul n’est censé ignoré la loi, du coup la loi devrait être appliquée à tous sans exception. Même les charrettes de certaines entreprises devraient aussi circuler selon les règlements. L’effort multisectoriel et le civisme devraient être exigés. Sachant que l’ordre et la discipline font partie des éléments nécessaires pour le bon fonctionnement d’une nation. Le non-respect de la loi peut engendrer des problèmes graves notamment au niveau de la circulation, genre rouler en un sens interdit ou avec un excès de vitesse.
Les charrettes entravent la fluidité de la circulation. De plus, la plupart d’entre eux ne suivent pas les règlements (sans feu, roues en fer, ne paient des impôts, …). La Cua et la police municipale savent que ce système ne pourrait pas marcher. Un responsable au sein de la Cua a même affirmé que leur procédure est absurde. « Aucun grossiste ou client des charrettes ne va pas les faire travailler avant 5h ou à partir de 18 h. Aussi, comment ces gens-là peuvent-ils subvenir aux besoins de leurs familles. Ce système ne marchera jamais ».
Le gouvernement tient à monter des belles images d’eux la veille de la francophonie. Ils veulent établir un grand changement à une seule prise dans la capitale, pourtant rien ne marche pas comme il se doit jusque-là. La réfraction des routes est bâclée, l’insécurité règne, la chasse aux marchands d’Angady à Isotry, ceux du Pochard, de Soamanatombo, de Behoririka et d’Ambatomena, d’Ambodifilao et d’Analakely continue, ainsi que la construction des gares routières en dehors de la ville. Il n’y a pas que les vendeurs de rues qui se plaignent de la situation actuelle du pays. « Le gouvernement pourrit notre vie, nos confections ne marchent plus, vu la libéralisation du commerce, les friperies et autres habillements importés ravagent le marché», a martelé Hanitra Rabearisoa, couturière.
« Actuellement, il n’y a plus de secteurs qui fonctionnent bien à Madagascar, à part les multitudes formes de corruptions, les escroqueries, la mauvaise gérance, la non transparence, l’oppression aux journalistes. Le gouvernement entraîne le pays dans le gouffre », a clamé Fenitra Andriamasiarinoro, étudiant.
Malalanirina