En 2015, le commerce à l’exportation a été soutenu par le secteur minier (cobalt et nickel), qui représente le tiers des exportations totales, et les produits manufacturés de la zone franche. Les exportations ont connu une croissance de 12.6 % en 2014 puis de 8.7 % en 2015, grâce notamment à l’entrée en exploitation commerciale de plusieurs projets miniers. Les importations ont connu en 2015 une baisse en valeur de 1.3 %, reflétant en partie la chute des cours mondiaux du pétrole.
Le déficit commercial s’est ainsi résorbé : il a représenté 3 % du PIB en 2015 contre 4.3 % en 2014, bénéficiant à la fois d’une bonne tenue des exportations, – produits miniers, produits de la zone franche ou produits traditionnels (vanille et essence de girofle notamment) – et d’une baisse des importations (produits alimentaires, produits pétroliers, biens d’équipements).
En 2015, le solde courant de la balance des paiements a néanmoins enregistré un déficit représentant 2.3 % du PIB (contre 0.2 % en 2014) suite à la baisse du tourisme, à l’augmentation des transferts de dividendes et à la baisse des aides budgétaires non remboursables. Il faut noter que les échanges de la Grande Île avec les communautés économiques régionales restent relativement faibles, la plupart des opérateurs s’intéressant peu à ces marchés de proximité, encore peu accessibles compte tenu de la faible compétitivité des produits malgaches.
En termes de perspectives, le déficit du solde courant devrait rester modéré, pour représenter 1.7 % du PIB en 2016 et 2 % en 2017. Cette tendance traduira d’une part la hausse des exportations des produits miniers et des produits manufacturés des zones franches, surtout à destination des États-Unis, grâce à la réintégration de Madagascar dans le traité de libre-échange entre les États-
Unis et l’Afrique (Agoa) ; elle traduira également la reprise des investissements directs étrangers (IDE) dans les secteurs minier, touristique et financier ; elle traduira enfin les importants investissements attendus dans les infrastructures.