Le processus de privatisation des entreprises publiques a été interrompu par l’irruption de la crise politique en 2009. Toutefois, le PND met un accent particulier sur les réformes structurelles et prévoit, notamment, un programme de réorganisation des entreprises publiques (dont la Jirama, la compagnie chargée de la distribution de l’eau et de l’électricité, et Air Madagascar), un soutien au mécanisme de formation des prix basé sur les coûts, et le raffermissement d’une gestion économique régie par le marché. Par ailleurs, dans le cadre de la FCR du FMI, les autorités ont continué à engager des actions pour éliminer définitivement, fin 2015, le régime de subvention des prix des carburants et réduire les dépenses les moins productives pour améliorer l’efficacité et la qualité des dépenses publiques. La subvention temporaire aux transports en commun, accordée initialement pour atténuer l’impact de la hausse des prix des carburants sur le tarif des transports, sera également éliminée progressivement, et la publication du décret d’application de la loi 2014-04 relative aux entreprises publiques à caractère commercial a clarifié le rôle de l’État dans la gestion des entreprises publiques.

Dans ce cadre, le document 2016 de Perspectives économique en Afrique rappelle qu’au cours de l’année 2015, la gestion des finances publiques a été ponctuée par des réformes visant à générer l’espace budgétaire nécessaire au financement public des dépenses prioritaires du PND ainsi qu’à garantir une plus grande stabilité macroéconomique à travers le renforcement de la Banque centrale et la mise en œuvre de politiques monétaires plus appropriées. En outre, la priorité a été accordée à l’amélioration de la qualité des dépenses publiques, à travers une meilleure priorisation et une budgétisation pluriannuelle axée sur les résultats, le renforcement des procédures de passation des marchés publics et du contrôle des soldes comptables. Ces réformes sont en phase avec les grandes lignes du plan d’actions prioritaires 2014-15 de renforcement de la gestion financière publique. Une stratégie de réforme de la gestion des finances publiques pour la période 2016-20 est en cours d’élaboration. Les autorités entendent consolider et amplifier en 2016 les efforts de réformes déployés, notamment en finalisant et en mettant en œuvre la stratégie à moyen terme d’amélioration de la gestion des finances publiques.

De tout ce qui précède, il importe de noter ici les dispositions du PND relatives au transport aérien qui stipulent que les limitations de l’infrastructure aéroportuaire de Madagascar ont des répercussions sur les compagnies aériennes en termes de capacités, de standards de service, d’efficacité de système de sûreté, d’horaires restreints, du revêtement de la piste, vétusté des équipements de télécommunications aéronautiques. Le faible niveau de régularité et de ponctualité, le prix élevé des vols et le manque de connectivité sont les principaux problèmes de l’offre de transport aérien domestique à Madagascar. Le transport aérien international est assuré par la compagnie nationale Air Madagascar dont le capital est souscrit à hauteur de 89,0% par l’Etat et par des compagnies étrangères assurant des liaisons long courrier sur l’Europe et moyen courrier sur les lignes régionales. Le transport aérien à l’intérieur du territoire est assuré pour l’essentiel par la compagnie nationale à laquelle s’ajoutent 10 compagnies malgaches avec des petits avions assurant des vols domestiques non réguliers.

Par ailleurs, la même source dispose que la faible fourniture en électricité constitue un goulot d’étranglement permanent pour le développement économique et social du pays. L’attention des autorités doit se porter en priorité sur la planification et de la sélection des investissements sur le plus long terme, clarifier la répartition des responsabilités, revoir le mode de gestion de la Jirama