Honni soit qui mal y pense ! L’esprit des vaticinations qui suivent n’ont rien à voir de près ou de loin avec cette épidémie de complotite qui embrouille actuellement les cerveaux dérangés par les bouffées de chaleur provoquées par les agitations et les campagnes médiatiques effrénées d’une opposition qui, pourtant n’impressionne plus personne.
Avec près de trois années de présence dans les secteurs de décision de la République, l’équipe du parti HVM dont le fondateur est le président Hery Rajaonarimampianina, bat déjà de l’aile et n’a pas du tout bonne réputation. Ce n’est pas faire preuve d’un sinistrose ou défaitisme chronique que d’abonder dans le sens d’un constat des lieux très critiques des églises, des observateurs de la société civile, corps de fonctionnaires. Les interventions de la communauté internationale dans ce sens frisent l’ingérence. Les quelques faits marquants vécu par la population toute entière ces derniers temps confirment les critiques pertinentes de ceux que les dirigeants considèrent comme des acharnements haineux de détracteurs au service des agitateurs ambitieux. Pour le Chef d’Etat jusqu’aux courtisans zélateurs inconditionnels et les autorités locales alliées du partis présidentiel les mouvements de contestations légitimes et justes réclamations des syndicats et des habitants ne sont que des actes de déstabilisation gratuite pour le compte d’une opposition fantôme qui serait un dangereux candidat à une alternance insurrectionnelle.
Les affaires publiques vont très mal et les finances de l’Etat malgré les déclarations très optimistes qui ne rassurent personne et auxquelles ni ces hommes du pouvoir eux-mêmes ne croient. On a beau promener le Président de la République d’İstanbul jusque sur les rives des fleuves Befandriana et Mangoky, tant que les voyants des indicateurs économiques restent et demeurent au rouge, il y a toujours de s’attendre à détériorations très rapide du climat socio-politique de toute l’île général et des relations avec les institutions en particulier. Le feu d’une émeute qui couve sous les cendres d’une Transition pourtant mère-porteuse d’un régime adultérin conçu par la coalition des médiateurs étrangers risque d’enflammer les esprits au moment où tout le monde s’y attend le moins. Tous les signes annonciateurs d’un trouble qui se préparent sont là : cette tendance morbide des responsables étatique à crier « Au loup ! », dès que les indignés lèvent le petit doigt ou dénoncent cette mauvaise gouvernance qui n’arrange rien. Les nuages noirs de ces affaires de scandales à répétition qui éclaboussent au plus haut point la Présidence et son entourage de personnages impliqués de sales dossiers d’utilisations abusives des deniers de l’Etat, les centaines de milliards MGA évaporés des finances publique et récupérés par le système de vases communiquant des banques complices vers des comptes discrets de telles et telles personnalités. Qui se souvient encore de ces sommes faramineuses destinées à la Banque Centrale qui disparaissent entre Ampasampito et Antaninarenina ? Qui se soucie encore de ces mystérieux achats trop coûteux pour être honnête à l’origine de la ruine des caisses et des délestages de la Jirama. Pourquoi ce mutisme inexplicable sur des dossiers qui exigent qu’on rende publiques les noms et les détails des biens mal acquis de Haja Resampa et consorts ? Les montants faramineux des recettes sur les exportations frauduleuses des milliers de tonnes de chrome méritent d’être révélés à tous les malgaches que Patrick Leloup un des heureux et arrogants bénéficiaires traitent de bababakoto. L’actuel Président de la République était ministre des Finances et du Budget à l’époque. Au lieu de s’acharner à tort à un sénateur qui, lui cherche ses repères les tenants du pouvoir feraient mieux de laisser Mamy Ravatomanga tranquille. Les justiciers paranoïaques d’Ambohitsorohitra auront mieux à faire avant que la colère de la population leur tombe sur la tête. Ils ont inauguré la mise en place d’ordre constitutionnel sans oublier de profiter à outrance des prérogatives étatiques. Mais quand on en arrive à débattre au d’un seul conseil de ministres d’un « Projet de Loi créant une Cour Spéciale en matière de délinquance économique, financière et fiscale, d’un avant-projet de loi instituant l’Ordre National Malagasy, d’un avant-projet de loi fixant les règles relatives au Conseil de l’Ordre National Malagasy, avant-projet de loi portant statuts de la Banque Centrale de Madagascar, avant-projet de loi relative au contrôle financier, d’un décret autorisant la participation de l’Etat dans l’augmentation du capital social de la Société Fanjarian’ala Ambatondrazaka Moramanga «FANALAMANGA SA » par consolidation des dettes fiscales et aussi d’un avant- projet de loi portant Code de la Communication, c’est que quelque part, dans le gouvernement on est conscient qu’il y a le feu (dans certains quartiers de la capitale, les bureaux de l’Imprimerie Nationale et ailleurs). Ce n’est pas en s’installant dans une Inquisition inutile pour faire avouer on ne sait trop quoi à des sous-fifres qu’on peut éteindre l’incendie. Erreur !
N. Razafilahy
