La filière bois est l’une des filières en pleine expansion ces derniers temps. Un jeune homme nommé Dominique Medawar Tombolahy s’ouvre dans cette filière à Ambodivona. Il est en tête d’une entreprise de menuiserie et de scierie de son père, il est l’aîné de sa famille. « Après le décès de mon père, en tant qu’aîné des 4 enfants de mes parents, c’est moi qui ai pris le relève », a affirmé Dominique. Du côté cursus scolaire, après le lycée Français d’Ambatobe, il a tout directement fait la pratique de ce métier au sein de l’« Atelier Henri », Ambodivona. Il compte suivre des études universitaires plus tard afin de se performer dans la matière de bois. « Je pense que l’expérience dans le sens du pratique est utile, mais les études appropriées aussi restent importantes. Par ailleurs, j’aimerais me focaliser dans la filière management et gestion des affaires et puis j’irais à l’étranger, et après je retournerais à Madagascar gérer notre entreprise », a confirmé Dominique. L’atelier Henri s’est spécialisé depuis plus d’une quarantaine d’années dans la scierie et dans la menuiserie. « Notre entreprise fonctionne à merveille, même face aux certaines difficultés. Pour ma part j’aimerais rénover, j’aimerais développer encore plus notre entreprise, du genre avoir des filiales dans les provinces… », a ajouté Dominique. Ce jeune entrepreneur pense que l’avenir se construit en s’instruisant, et que tout s’apprend. Il a poursuivi qu’il a vécu de nombreuses épreuves en tant que chef de l’entreprise, mais heureusement sa mère le coache et l’encourage dans son métier. « J’adorais ce que faisais mon père, mais je n’avais pas pensé faire son métier plus tard. La vie nous réserve pleine de surprises, mais l’essentiel est de s’investir dans le domaine là où l’on se sent à l’aise. Personnellement, je trouve plaisir dans ce que j’entreprends et je ferais tout ce qui est nécessaire pour le bon fonctionnement de notre entreprise », a-t-il continué. Selon son avis, le monde des bois a un avenir très prometteur malgré l’instabilité du prix des bois bruts, les périodes rudes, l’existence des entremetteurs « mpanera hazo », et la concurrence du marché. Il a aussi ajouté que l’instabilité des pressions de la Jirama les handicape dans l’accomplissement de leur tâche quotidienne. Les bois écrus qu’ils utilisent viennent de Fanalamanga, de Moramanga ou d’Antsirabe. Actuellement, les commandes des portes et des parkex pleuvent, chez l’atelier Henri, sis à Ambodivona. Lors de notre entrevue, il a conclu que: « Je tiens à dire que jouir des droits requiert des devoirs, du coup chacun devrait prendre en main sa responsabilité, afin d’assurer son avenir et celui du pays. Je trouve que les jeunes ont plus d’esprit créatif et ont des idées rénovatrices, mais ils ont besoin d’aides et d’encadrements qui font défaut souvent. Je pense qu’il faut donner des opportunités à ceux qui ont envie de prendre plus de décisions, en particulier aux jeunes». Dominique tient aussi à mettre en valeur son talent de dessinateur au sein de son entreprise.
Malalanirina