Sur une bonne partie de la France, les cieux sont bien sombres et les pluies incessantes. Malgré cela, c’est un James Ramarosaona à l’esprit pionnier qui nous a fait hier part de l’avancement de son projet de tenir un colloque international sur la presse malgache à Paris.
En effet, le mercredi 15 juin se tiendra à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV) une manifestation entrant dans le cadre du 150 ème anniversaire de « Teny Soa », le premier journal malgache. Le colloque est intitulé « La presse d’hier et d’aujourd’hui : quel rôle pour le développement ? », et notre collègue James Ramarosaona en est l’un des coorganisateurs. D’après ses dires, le programme a été arrêté par un comité scientifique et les préparatifs sont sur la bonne voie. Ouvert aux universitaires, mais aussi aux citoyens malgaches de France et aux amis de Madagascar, ce colloque susciter l’intérêt de tous même s’il se tient en un jour ouvrable.
Cinq tables rondes sont inscrits à l’ordre du jour, à savoir la naissance de la presse malgache, l’environnement vécu à la fin du 19 ème siècle, les médias, pendant les deux premières Républiques, la presse et les organisations professionnelles et enfin la libéralisation des médias.
Il y aura en tout vingt communications. Parmi celles-ci, des témoignages des anciens de la corporation, notamment des noms bien connus de RNM des années 60 à 80, comme Jeanne Rasoanarimalala (dite Rasoabakobako, animatrice et femme de théâtre), Sabine Rakotozafy (journaliste) et Mandimby Andrianarisoa (journaliste). L’on note, entre autres, une communication de Pamphile Rambelo, chroniqueur politique de Radio Tsioka Vao (ex-station de l’Amiral Ratsiraka), exilé en France depuis 2002 pour fuir les troubles politico-militaires dont il était une cible à l’époque.
En s’attelant à cette rencontre, James Ramarosaona témoigne de son intérêt constant pour la presse malgache, et ce dans le sillage de la défense de la liberté d’expression pour laquelle il s’est toujours battu.
NDLR : James Ramarosaona compte parmi les fondateurs de La Gazette de la Grande Ile en 2003. Il a été le président de l’Association Libre des Journalistes Malgaches (ALJM) puis celui de l’Ordre des Journalistes de Madagascar (OJM). Il s’est installé en France depuis 2012 avec sa famille, mais s’attache toujours à promouvoir la presse malgache dans la mesure de ses moyens.
D.R.