Après 56 ans de promesses vaines, de bilan cumulé de croissance négative, de mauvaise gouvernance, d’ingérence, de népotisme, d’instabilité, de pauvreté et parce que la devise reste «Fitiavana, Tanindrazana, Fandrosoana » ; il est TEMPS pour le CITOYEN d’assumer la responsabilité du devenir de son pays,
« de prendre conscience et d’agir avec sagesse et détermination » en faisant le BON CHOIX en 2018.
Dans la complétude de ses droits, le citoyen prend le temps de :
mesurer les bilans respectifs des candidats qui ont déjà assumé le pouvoir et qui vont entrer en lice. Qui a réellement fait avancer le pays et comment ? Qui a enfoncé le pays dans la pauvreté et comment ? Qui a laissé instituer la corruption comme règle d’échange et comment? Qui a laissé détruire le patrimoine national et comment? etc…
mesurer la potentialité des candidats à assumer la fonction de Magistrat Suprême : la capacité à se positionner, la capacité à porter et à défendre les intérêts nationaux, la capacité à résister à son enrichissement personnel ou à l’enrichissement des proches immédiats …
Si la « personnalité » du futur Président est essentielle parce qu’il est le Personnage représentatif de la Nation, la cohérence et la faisabilité du programme proposé restent fondamentales. Les coquilles ne doivent plus être vides. Deux ans, presque, pour donner sens et vie à l’esprit démocratique durant la campagne et lors des deux tours de la présidentielle : les mêmes supports, les mêmes spécialistes juridiques, financiers, économiques et sociétales, les mêmes heures de grande écoute sur les médias pour faire les études comparatives et la faisabilité de tous les programmes et pour présenter pédagogiquement ces différents programmes. Les candidats auront à défendre devant ce conseil des « sages », sages parce que compétents et dotés d’impartialité (le citoyen veut encore croire que le pouvoir et l’argent n’a pas irrémédiablement pourri la société malgache), la crédibilité et la faisabilité de leurs programmes. Les citoyens seront les observateurs de ce jeu démocratique et voteront en conséquence.
il est TEMPS pour le PRESIDENT élu, d’assumer la responsabilité du pouvoir en sortant définitivement de 56 ans d’Histoire chaotique, en affichant dans la transparence les actions pour accéder à l’indépendance géographique, politique, financière et économique de Madagascar, d’acter la Bonne Gouvernance, à savoir une politique volontaire, cohérente et soutenue qui prend en compte les réalités et les potentialités évaluées et affichées du pays. C’est le programme qui détermine l’élection du Président. Le Magistrat Suprême dans l’exercice de sa fonction et quelque soient les difficultés rencontrées en cours de son mandat se fera un devoir de respecter et de tendre vers l’aboutissement des priorités et des axes affichés dans le programme pour lequel il a été élu. Il devra rendre compte de toute entorse à CE programme, par exemple en usant de la consultation de la population en cours de mandat et ceci pour ne pas remettre en cause la légitimité de son élection (l’Histoire française a été le témoin d’une épisode similaire, lors du mandat du Général de Gaulle).
il est TEMPS pour tous les membres des INSTITUTIONS d’assumer de façon cohérente et soutenue la responsabilité de leurs fonctions, d’accomplir en toute indépendance et dans le principe démocratique de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs leurs missions ; le fait du prince doit être définitivement banni. La population est sensible au fait que les membres de ces Honorables Institutions revendiquent en priorité l’attribution des prérogatives du fait de leurs charges, certes légitime mais bien dérisoire quand 92% de cette population trime dans leur quotidien.
Les « spécialistes » de ces Honorables Institutions se doivent de doter le Pays, d’une Constitution immuable, socle fondamental de la Nation et non un instrument pour garantir une réélection. Le citoyen est en attente de ce projet de Texte, œuvre collective et non partisane des spécialistes en la matière. Ce projet de Texte sera soumis au référendum, ce sera la Première Action du Président élu. Les spécialistes de ces Honorables Institutions doivent dans la transparence informer le citoyen du grain qui enraie la machine aux fins de se doter enfin des moyens d’actions efficaces pour lutter contre les maux qui tuent en
silence le Pays.
Il est Temps pour Tous de s’imprégner de cette réalité, la légitimité des pouvoirs donc des actions émane du peuple souverain. Les hommes élus ou désignés, dans l’exercice de leur mandat ou fonction se doivent de rester dans cette légitimité.
En actant cette prise de conscience individuelle et collective le Pays sera en mesure de combattre les problématiques qui peuvent se résumer en deux termes soit c’est un manque de volonté, soit c’est de l’incapacité à sortir Madagascar du peloton de fin, Madagascar cependant riche en ressources et en potentialité.
Pour 2018pour la pérennité, la stabilité et le développement de la Nation le citoyen votera pour un programme et pour un projet de révision de la Constitution et non exclusivement pour un candidat aussi charismatique qu’il soit, aussi généreux qu’il a été pendant la campagne électorale.
L’Histoire de Madagascar n’est pas achevée, elle reste à faire. L’homme raisonnable, le citoyen de la Nation a le devoir de poursuivre son interrogation sur “cette” Histoire à travers le prisme de ces deux affirmations celle de BAKOUNINE :
« L’organisation de la société est toujours et partout l’unique cause des crimes commis par les hommes » et celle de SÉNÈQUE, “Il n’est point pour un prince de plus bel ornement que celui qu’on décerne pour avoir sauvé des citoyens.” et à travers l’Esprit de la CONSTITUTION du 17 novembre 2010 en son PREAMBULE.
Nancy Razanatseheno
