Les plaintes et récriminations à propos des impacts négatifs sur la santé publique se multiplient ces derniers temps à propos de l’installation d’infrastructures d’antennes relais pour le secteur des Technologies de l’information et de la communication (TIC). C’est dans ce sens qu’un comité ad hoc a été créé et il essaie de rassurer le public comme quoi : «Le comité travaille depuis plusieurs mois sur un projet de prévention et de sensibilisation suite aux nombreux cas de plaintes reçues, mais il tient à souligner que les questions relevées et les suppositions suggérées sur les impacts des infrastructures doivent être relativisées et donc minutieusement observées et vérifiées avant toute conclusion». Notons que ce comité a pour rôle de traiter toute demande ou plainte émanant des usagers, des opérateurs ou d’entités publiques, relative à l’utilisation, l’exploitation et l’exposition aux installations ou équipements radioélectriques. Ailleurs et surtout dans les pays développés, les impacts des ondes électromagnétiques sur la santé publique font débat, alors que de nombreux scientifiques avancent que ces ondes ne sont pas plus dangereuses que celles des appareils électroménagers.

Depuis 30 ans, plus de 25 000 articles scientifiques ont été publiés, précédés de la validation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les études menées jusqu’ici confirment qu’une exposition à des champs électriques et magnétiques inférieurs aux valeurs limites recommandées n’a pas de répercussion connue sur la santé. Le ministère de la Santé fonde ses études à partir des travaux et des estimations réalisés par l’OMS. Dans ce sens, il indique que pour produire des effets nocifs sur la santé, le champ extérieur doit être très intense, beaucoup plus intense que ceux qui existent normalement dans l’environnement humain. Concernant les éventuels effets sur la grossesse, les chercheurs avancent que d’une façon générale, l’exposition aux champs les plus souvent présents dans l’environnement n’accroît pas le risque d’une quelconque issue sanitaire défavorable tel qu’avortement spontané, malformations ou maladies congénitales ou encore faible poids à la naissance. Malgré toutes ces études, l’alarmisme tend toujours à prendre le pas sur les dangers éventuels.

Madagascar ne déroge pas à la règle face à la multiplication des antennes relais TIC et aux interrogations, souvent inquiètes et récurrentes, qui l’accompagnent. En octobre dernier donc, un arrêté interministériel a été signé pour définir les réglementations sur l’installation d’équipements. Ce texte entend favoriser la préservation de la santé publique. Il essaie ainsi de rassurer la population au vu des installations d’infrastructures de plus en plus nombreuses liées à la nécessité de développer les réseaux et la qualité des services TIC. Ainsi, aucun équipement radioélectrique ou de télécommunication ne peut être importé sur le territoire sans l’autorisation de l’Autorité de régulation des technologies de communication de Madagascar (ARTEC). Et suivant les recommandations de l’Union internationale des télécommunications et technologie (UIT-T), tout équipement doit être rigoureusement conforme aux valeurs limites d'exposition des personnes aux champs électromagnétiques. Les contrôles programmés ou inopinés sont assurés par des techniciens de haut niveau, avec des équipements à la pointe de la technologie et reconnus mondialement comme des références en matière de contrôle en télécommunication.