Veni, vidi, vici ! (Jules César) Mais député d’Avaradrano et maire de Sabotsy Namehana disaient mieux : « Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu et je me suis foutu de la gueule des gens ». Effectivement ces canailles arrivées au pouvoir après des élections ne se soucient guère du bien être de leurs administrés. On a beau être patient mais la réfection des petites routes qui sillonnent la partie nord d’Antananarivo ont été laissées à vau l’eau laissant les crevasses devenir des cratères sans que cela émeuvent ces personnalités normalement tenues d’honorer leurs promesses électorales vis-à-vis de leurs ouailles. Eh oui, nous avons été bernés par ces fourbes qui nous représentent à l’assemblée nationale et dans d’autres sphères alors qu’ils ont fait fi de nos désirs d’avoir des routes seulement correctes.
Cet abus de confiance avéré ne doit plus jamais passer inaperçu car les citoyens payent des impôts, des taxes et autres pour avoir en retour un service qui sied à leurs investissements financiers. Autant on apprécie d’une manière mitigée, les efforts entrepris par nos gouvernants pour les étrangers de la francophonie qui vont venir à Madagascar en augmentant les axes routiers, autant on est déçu par ces mêmes gouvernants d’ignorer sciemment nos soucis quotidiens que députés et maires se doivent de nous défendre becs et ongles pour que nos problèmes ne tombent dans les oubliettes.
Mais au fait que font-ils vraiment pour nous ? Cette litanie qui est encore d’actualité comme quoi travailler sans voiture 4x4 n’est pas de mise disaient certains de ces députés de l’hémicycle de l’assemblée nationale. De cela découle que les travaux routiers tant attendus ne sont pas pour sitôt, nos voies d’accès réparées aux normes requises ne seront que rêves. Ces hurluberlus ont pris en otage les citoyens et cela sans état d’âme. Comme la majeure partie de la population rurale ne se soucie guère de l’état des routes vu qu’ils sont à pieds, et que les gens véhiculés ne veulent plus défendre leurs droits car ils sont tombés dans un fatalisme morbide où ils ne savent plus à quel saint se vouer, alors le mieux serait de les harceler pour qu’ils fassent leur travail. La question qu’on se pose est : ont-ils les qualités mentales nécessaires vue l’incompétence qu’ils ont montrée jusqu’ici ? Effectivement on a besoin :
- de personnes charismatiques capables de sensibiliser la population pour faire au moins les premières ébauches de travaux pour leurs propres intérêts,
- de personnes pouvant secouer la léthargie administrative dans ce pays où sont servis en premier les cocos (copains et coquins).
En termes de logement, la ville d’Antananarivo est saturée. Les loyers grimpent vers des sommets non atteints jusqu’ici. Comme aucune volonté politique n’est perçue pour enrayer l’exode rural généré par l’insécurité dans nos campagnes, il serait judicieux de promouvoir l’exode urbain pour désencrasser la ville en favorisant l’excentration de nos concitoyens vers les banlieues. A part le fait de créer des petites villes satellites autour d’Antananarivo, les moyens pour y parvenir sont la réparation et l’élargissement des routes pour obtenir une circulation plus fluide, permettant aux usagers de diminuer le temps imparti pour rejoindre la ville ou en sortir (facile à dire mais l’art est difficile). Sûrement difficile parce que cela nécessite d’OSER VOIR LOIN car l’avenir de nos descendants est en jeu, et aucun homme politique jusqu’ici n’a le culot d’oser exproprier des maisons et immeubles de gens riches pour une vision futuriste de la ville alliant routes et rues assez belles et larges à l’instar de ce qui existe ailleurs. Il est dommage que ces propositions aussi pertinentes soient-elles, ne valent rien si les lois en vigueur dans notre pays ne sont pas appliquées.
Quand on vient consulter ces dits responsables presqu’animés de bonne foi (SIC), d’après nos constats, tout est couché sur papier en tant que projet mais sa mise en œuvre est hypothétique car aucun suivi n’est fait par qui que ce soit, et cette situation est plus que lamentable. Il nous est amer de constater que nos élus n’ont pas la personnalité ni l’envergure nécessaire pour se faire entendre en haut lieu mais le mal est fait…
Max Randriantefy
