Face à cette situation impécunieuse qui perdure, les populations se débrouillent à leur manière, avec les ressources dont elles disposent, comme des enfants sans parents. Concernant l’insécurité par exemple, les habitants des zones à haut risque de dahalo comptent beaucoup sur les propres moyens de leur fokonolona pour faire face aux bandits. En effet dans la région Alaotra Mangoro, des hommes au nombre de 497 issus de la population locale se sont portés volontaire pour renforcer les quartiers mobiles, afin d’assurer la sécurité de 3 districts dans cette localité face aux indépassables vols de bœufs. Bien que ces actes soient honorables pour la population en question, et même si la collaboration avec le fokonolona est essentielle dans toute opération qui le concerne, ces systèmes d’autodéfense sont tout de même honteux du point de vue que les habitants assurent en quelque sorte eux-mêmes leur sécurité. Des phénomènes similaires seraient aussi perçus dans la région de Betroka. D’un autre côté, les donateurs anonymes n’appartenant à aucune association ou ONG humanitaire, mais issus des habitants eux-mêmes, se multiplient dans les quartiers défavorisés d’Antananarivo. Comme le cas de certains fokontany qui bénéficient de nouvelles infrastructures et matériels d’améliorations des services par ces bienfaiteurs secrets. Bref, ces actes parlent d’eux-mêmes. Les populations se démènent d’eux-mêmes selon ce qui s’offrent à eux pour survivre à la difficulté socio-économique, puisqu’espérer les interventions venant des responsables afférents impliqueraient un aboutissement incertain et peut-être non redevable.

Nomena