Plusieurs personnes se sont plaintes des saccages dont elles ont été victimes à la sortie des concerts gratuits qui se sont déroulés successivement au Coliseum Antsonjombe ces derniers temps. Des dizaines de coup de gueules s’enchaînent sur les réseaux sociaux face à la brutalité des actes et à l’ampleur des dégâts que subissent ces usagers et leur véhicules sur la route d’Analamahitsy, d’Ivandry et des environs. « Des individus par centaines se déplacent au milieu de la rue normalement réservée aux véhicules en les cognant et les secouant», se plaint Dominique Ramamonjisoa, victime lors de la dernière sortie de concert à Antsonjombe. Si un chauffeur ose klaxonner, ils se ruent par dizaines vers la voiture en question pour la vandaliser. Les habitants du quartier d’Analamihitsy se disent habitués à ce genre d’incidents non moins importants : « lors de ces sorties de concert, surtout les concerts gratuits, il y a toujours plusieurs véhicules ruinés suivant les embouteillages, sans compter les vols et les prises de forces », déclare un résidant de ce quartier devenu zone rouge à ces occasions.

A rappeler que des violences semblables ont eu lieu la semaine d’avant lors d’un concert également. Face à ces actes brutaux chroniques, les organisateurs de l’évènement de dimanche affirment qu’ils ont déjà renforcé la sûreté des lieux en engageant 200 forces de sécurité supplémentaires. « Nous déplorons ces actes » s’exprime Alexis Godinot, directeur de la communication au sein de BIP, société coorganisatrice avec Mada-pro, « actes qui ont eu lieu au moment où le concert était déjà terminé », souligne-t-il.

Cette malheureuse répétition suscite également des questions sur la responsabilité des policiers sensés être les garants de la sécurité de la population, surtout que le commissariat de police du 8e arrondissement se trouve à quelques mètres du Coliseum. Si ces situations font déjà état d’un manque au niveau de la sécurité, qu’en sera-t-il des diverses festivités prévues durant ce moi de juin ?

Nomena