De nombreux exportateurs illicites convoitent la filière « black eyes » ou « lojy ». Du coup, il est nécessaire de sécuriser la filière. Le ministère auprès de la Présidence en charge de l'Agriculture et l'Elevage a déclaré que la cueillette “Black eyes” ou « lojy » est ouverte à partir de demain. Sachant que cette filière répond aux besoins de nombreuses familles dans la région Boeny. Le « Black eyes » : est l’une des variétés de « lojy » (haricot sec) cultivées à Madagascar. Les opérateurs locaux se plaignent à cause des interventions des opérateurs étrangers qui contactent directement les cultivateurs notamment dans l’achat des produits. De ce fait, cette action pousse les opérateurs locaux à ne plus soutenir les cultivateurs. Dans ce cas la filière devient incertaine. Le moyen qui reste efficace dans la protection de cette filière est l’accord stipulant que les cultivateurs reçoivent des opérateurs des semences et des appuis techniques en termes de culture. En revanche, ces cultivateurs revendraient leurs produits uniquement à ces mêmes opérateurs partenaires. Cet accord de partenariat vise à sécuriser le marché de « lojy » des spéculateurs malveillants. Ce système d’accord est aussi utile sur le fond de blanchiment d’argent, plus précisément aux autorités locales afin de surveiller le rapatriement des devises. Le libre-échange et le libéralisme économique font parfois obstacle à notre développement économique. La grande île exporte principalement à destination de l’île Maurice, du Pakistan et de la Thaïlande. A titre de rappel, le « Lojy » est consommé par plus de 200 millions de personnes en Afrique. Il importe de protéger cette filière face aux spéculations et aux blanchiments d’argent. Malalanirina