Les résultats du galop d’essai organisé le 08 juin dernier par la Circonscription scolaire d’Antananarivo « renivohitra » (ville), en vue de préparer les élèves de CM2 au CEPE 2016, étaient désastreux et pourront exercer une mauvaise influence sur les examens officiels. Après avoir fixé la moyenne délibératoire, à 09/20, seuls 32% des candidats avaient réussi ce test. Combien d’entre eux avaient donc obtenu la moyenne de 10 et plus ?

A priori, ce mauvais résultat s’explique par la volonté du ministère de l’Education nationale de « compliquer » les sujets puisque la majorité des élèves, concède un enseignant chargé d’évaluer et de noter les copies d’examen, n’avaient pas réussi à répondre convenablement aux questions.

Les responsables de ce ministère, en prenant cette disposition, comme le directeur général de l’Education fondamentale et de l’alphabétisation (DGFA) de ce ministère, Todisoa Andriamampandry, ressasse inlassablement, souhaitent donc une évolution positive du niveau des élèves.

En effet, nous réitérons donc notre position que « rendre les sujets plus difficiles n’est pas la solution optimale si vraiment le résultat escompté est la « performance » de ces écoliers comme le « DGFA » voulait nous faire croire à travers ses discours pompeux. Au contraire, elle ne fera qu’empirer les choses. Pour éviter toute dégénérescence, il faut, au préalable, orienter la démarche vers la remise en question des compétences, et d’un des responsables techniques et administratifs, et de deux du corps enseignant avant de s’attaquer à celles des élèves. » (La Gazette-dgi du 07/06/16)

Par exemple, comment espère-t-on imaginer avoir, ne serait-ce qu’une toute petite seconde, une amélioration du niveau de ces élèves si celui du maître est défectueux ? L’image ci-après, prise dans un tableau noir de l’une des écoles primaires de la capitale parle d’elle-même.

Si les enseignants d’Antananarivo, sans pourtant mettre tout le monde dans le même sac, sont ainsi, quel serait donc la situation de ceux qui se trouvent aux fins fonds de la brousse, là où il n’y a ni bibliothèque ni internet ?

Rivo Raphaël Chreçant