Un atelier s’est tenu au Madagascar DLC Anosy du 14 au 16 juin, dans le cadre de la fin du programme triennal (2013-2016) de réponse à l’invasion acridienne. Cet atelier a été prévu dans le but de faire le bilan du programme et discuter de la mise en place d’une stratégie de lutte préventive pour l’avenir. La lutte contre l’invasion acridienne se fait chaque année. Cette invasion de criquet migrateur malgache a débuté en avril 2012, il a un impact sur la production agricole. Le ministère de l’Agriculture malgache a soumis une requête d’assistance technique et financière à l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture ou FAO en décembre 2012, afin de répondre à l’invasion acridienne en cours et assurer la mise en œuvre d’une réponse urgente. Les populations acridiennes non maîtrisées se sont multipliées et ont envahi un territoire plus vaste, et le total des investissements nécessaires pour faire face à l’invasion acridienne actuelle a augmenté. Une mesure très stricte doit être prise pour éviter la destruction de nombreuses cultures à Madagascar. «Actuellement, notre pays a besoin d’un budget de financement de 1,5 million de dollar pour lutter contre l’invasion acridienne », affirme le secrétaire général de l’agriculture et de l’élevage Pierrot Serge Randrianaritiana. C’est pourquoi, ils ont organisé cet atelier de trois jours pour la réalisation de ce projet, en collaboration avec la FAO et la Banque mondiale. Le projet de lutte contre l’évasion acridienne est évalué selon la quantité de production de riz chaque année. Il est difficile d’exterminer complètement les invasions car on doit doser les insecticides pour ne pas affecter la santé d’espèce humaine ainsi que d’autres animaux qui nous sont utile comme les abeilles. En ce moment la surface dont il faudrait recouvrir d’insecticide est de 50 000 à 100 000 ha. Bref, le gouvernement Malgache et ses partenaires s’acharnent dans la lutte contre l’invasion acridienne à travers des opérations de prospection mais cela reste insuffisant. Chaque année,la lutte continue.
Nandrianina