C’est bien la fête ! Air Madagascar est sortie de la liste noire de l’Union européenne, le fameux « annexe B » dans lequel a été placé notre compagnie nationale depuis avril 2011. La sanction a été prise à la suite d’un contrôle inopiné à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle sur l’un des Boeing 767 utilisé par Air Madagascar.
Depuis, les avions d’Air Madagascar sont interdits dans le ciel européen mais pas à La Réunion et Mayotte, les deux départements français situés géographiquement dans l’Océan Indien. Contrairement aux attentes des dirigeants de la Transition, l’acquisition de deux AirBus A340 d’Air France n’a pas abouti à la levée de la sanction européenne.
Pour pouvoir exploiter la liaison Madagascar-France, Air Madagascar a dû conclure des accords avec Air France puis Island Air qui ont fourni l’équipage mais aussi l’assurance et l’entretien d’un des deux Airbus. Des aménagements ont été apportés au niveau de l’équipage avec la formation de certains de nos pilotes et de nos hôtesses et stewards qui ont désormais leur qualification sur un appareil Airbus 340.
C’est donc avec une satisfaction certaine qu’on salue la sortie d’Air Madagascar de l’annexe B. Inutile d’expliquer pour quelle(s) raisons la sanction européenne a été levée. En tout cas, la décision met le pays et ses partenaires en phase. La Délégation de la Communauté européenne à Antananarivo n’avait pas besoin d’insister sur le côté technique de la décision tout en évoquant le redressement économique parce que personne n’ignore qu’il est politiquement incorrect de maintenir sous sanction un pays à qui on alloue plus de 500 millions d’euros de dons. Pareillement, imagine-t-on faire venir 80 chefs d’Etat et de gouvernement par avion dans un pays où la compagnie nationale aérienne est sur liste noire ?
Bref, contentons-nous de nous féliciter de cette sortie de l’annexe B qui a fait couler tant d’encre. Que l’ancien président du conseil d’administration d’Air Madagascar qui a aujourd’hui tous les pouvoirs en tant que chef de l’Etat se donne tous les moyens pour rentabiliser au maximum cette sortie de l’annexe B. Ce serait le plus beau cadeau qu’il pourrait offrir à la compagnie.
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