Ainsi, Air Madagascar est sortie de la liste noire, alors que l’île se débat, s’englue davantage dans la misère, dans la m… C’est un peu l’illustration de ce miracle malgache. Un miracle qui fait d’ailleurs le charme de ce pays. Dans tous les cas, nous sommes fiers que cette compagnie aérienne puisse reprendre ses vols vers l’Europe, au grand dam de ses détracteurs. Donc, Air Mad n’est pas morte. Une résurrection qui ne fera pas que des heureux, loin s’en faut. En tout cas, cette compagnie a bravé bien des tempêtes, des turbulences, mais elle a su rester debout. Ce régime de Rajaonarimampianina en fera-t-il autant? A ce propos, inutile d’insister, il va droit dans le mur.

   Inutile également de s’étaler sur cette évidence, car l’auteur de ces lignes risque d’être inculpé de diffamation, passible de deux à cinq ans d’emprisonnement, selon le nouveau code de la communication. Arrêtez vos inepties ! Stop à vos conneries ! Que le Sénat, que les autorités politiques HVM sachent que les journalistes - les vrais - ne craignent pas la prison. Si on a choisi ce métier, c’est à nos risques et périls, c’est parce que l’on sait pertinemment toutes les difficultés qu’on va rencontrer. Dans passé, notamment, sous le régime socialiste, la presse locale devait affronter la censure, les menaces à peine voilées des caciques du parti au pouvoir. Mais aucun journaliste n’a, à notre connaissance, chialé, comme aujourd’hui…

     Néanmoins, nous réclamons, à cor et à cri, l’annulation de cet article 20 du fameux code, un article de la mort, que les bailleurs de fonds, mezza voce, dénoncent et conditionnent même le déblocage des prochains crédits, destinés à Madagascar…

     Cependant, comme il n’y a que des idiots, des imbéciles heureux à Iavoloha et à Mahazoarivo, des journalistes récalcitrants seront alors les bienvenus à Antanimora et à Tsiafahy. N’est-ce pas Jaoba, n’est-ce par Rolly, n’est-ce pas Lambo T, n’est-ce pas, n’est-ce pas Lomelle, Drouot, etc ? Tous des «confrères » que j’ai, modestement, formés, corrigés dans divers journaux.

   Par ailleurs, que la mairie de la capitale s’abstienne de forcer les gens, au nom d’un certain nationalisme primaire, à arborer le drapeau malgache, à l’occasion du 26-Juin. Les Tananariviens sont des patriotes, ils savent ce qu’ils doivent faire.  Pas la peine, donc, d’aiguiser leur patriotisme, en ce moment précis.

    En tout cas, que la maire, Lalao Ravalomanana, ne se laisse pas embobiner par ces affairistes, ces couillons qui gravitent autour d’elle. Une fois encore, à bon entendeur, salut !

Franck Raharison