Tout en améliorant sa visibilité dans le paysage économique, le Salon de l’industrie de Madagascar (SIM 2016) organisé par le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) va s’ouvrir sur les pays du Sud-ouest de l’océan Indien. Prévu se tenir du 24 au 27 novembre 2016, soit en interaction avec le sommet de la francophonie, ce salon sera axé sur les activités industrielles à Madagascar. Notons que l’industrialisation est l’une des principales clés pour sortir du sous-développement économique. En effet, elle offre des emplois stables et assure ainsi une meilleure redistribution des revenus. Elle crée de la valeur ajoutée et donc des richesses. D’ici 2020, soit dans 4 ans, les industriels de Madagascar ambitionnent de porter la part de l’industrie dans le PIB à 25%, contre une moyenne de 15% depuis assez longtemps. Pour relever ce défi qui n’est pas du seul ressort des industriels, le SIM entend porter à la connaissance du public, des décideurs et différents partenaires du secteur, les réalités tant positives que négatives qui sous-tendent le secteur industriel dans le pays. Cet événement offrira également aux industriels l’occasion de placer le secteur privé en général et l’industrie en particulier en perspective avec l’objectif national majeur en faveur d’une nation prospère et moderne.
C’est dans cette optique que la visibilité du secteur sera travaillée au maximum lors du SIM 2016. L’idée est de convaincre tous les acteurs concernés que l’industrie peut devenir un véritable levier de croissance économique et de développement pour le pays. Les industriels tout comme les consommateurs et le pays dans son ensemble y trouveront leurs comptes. Le slogan du SIM est d’ailleurs « Je consomme malagasy, et c’est tout bénéfice pour tout le monde ». Seulement, la production industrielle locale est souvent concurrencée de manière déloyale par des produits importés. Ce type de concurrence se matérialise, entre autres, par l’entrée en fraude de produits dont les prix sont bradés sur le marché local, étant donné qu’ils ne paient pas partie ou tous les droits aux frontières. D’autres produits importés ne respectent pas les règles d’origine convenues par certains blocs régionaux dont Madagascar est membre. Ces produits ne paient rien aux frontières et peuvent afficher des prix compétitifs comparés aux produits locaux… Les dépenses énergétiques sont aussi parmi les problèmes de l’industrie nationale : elles représentent jusqu’à 40% du coût de production alors que l’électricité fournie essentiellement par la Jirama est de mauvaise qualité, si l’on ne doit citer que les délestages et coupures.
En réalité, l’industrialisation du pays requiert un certain nombre de mesures concrètes et efficaces pour devenir une réalité. Sans cela, le pays risque fort de rester un pays sous-industrialisé.
Recueillis par Fanjanarivo