La sortie de l'annexe B, c'est moi! James Andrianalisoa ne l'a pas dit expressément même s'il avait légitimement le droit de le faire en tant que DG de l'ACM qui était en charge du dossier. Il a plutôt sollicité des amis de la presse pour l'encenser.
"S'il s'était arrêté là, on aurait compris mais de là à faire dire que c'est à cause de Robert Razafy qu'Air Madagascar a vivoté durant toutes ces années, c'est inadmissible", nous rapportent sous le couvert de l'anonymat des cadres de l'ACM. D'après, en effet, un quotidien de la place, Air Madagascar avait déjà apporté toutes les mesures correctives en février 2014 grâce à l'assistance de James Andrianalisoa qui a été recruté en 2012 par la compagnie aérienne en tant que consultant au prix de 900 euros par jour, mais l'état de l'ACM dirigé par Robert Razafy était tellement lamentable qu’il a fallu limoger ce dernier en faveur de M. Andrianalisoa.
" C'est une insulte à l'endroit de M. Razafy qui est une sommité mondiale en matière d'aviation civile et le pays devrait être fier de ses élites. La réalité est qu'en 2014, toutes les conditions étaient réunies pour sortir de l'annexe B mais c'est la nomination de James Andrianalisoa qui a remis tout en cause", expliquent nos interlocuteurs. L'Union européenne n'acceptait pas de voir la même personne discuter du même dossier d'abord en tant que représentant d'Air Madagascar puis en tant que DG de l'ACM qui est en charge du contrôle de la compagnie. D'autant plus que lors d'un contrôle chez Air Madagascar, les inspecteurs européens avait constaté des manquements de la part de M. Andrianalisoa. D'après ces cadres, le même journal a d’ailleurs rapporté, en septembre 2014, ce blocage né de la double casquette de M. Andrjanalisoa.
En tout cas, l'essentiel est la sortie de l'annexe B même si personne n'est dupe. Le comité d'organisation du sommet de la francophonie n'aurait d'ailleurs pas dû se précipiter pour déclarer au lendemain de la sortie de l'annexe B, Air Madagascar comme compagnie officielle de l'évènement. Une compagnie hélas moribonde et de surcroît classée dans la liste noire de l'Union européenne ne pouvait se voir attribuer pareil titre. Qui croit maintenant que la sortie de l'annexe B, c'est vraiment James Andrianalisoa?
Toujours est-il que pour le personnage, la sortie de l'annexe B n'est pas synonyme de sortie de l'auberge. Les agents d'Air Madagascar lui accusent toujours d'avoir manigancé avec les autres fossoyeurs de la compagnie. Ces agents sont en train de fouiller sur la société de James Andrianalisoa dénommée Aero Safety & Environment Consulting. D'après les sites exploitant le registre du commerce en France, cette société est toujours active avec toujours un seul membre du personnel qui n'est autre que James Andrianalisoa. Comment pouvait-il cumuler cette société avec sa fonction de DG de l'ACM? Et pourquoi depuis 2014, les comptes de la société sont-ils " déposés avec déclaration de confidentialité", c'est-à-dire inaccessible au grand public comme pour la quasi-totalité des entreprises en France ? James Andrianalisoa a-t-il quelque chose à cacher?
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