Vohibola est la dernière forêt littorale de l’est de Madagascar. Située en bordure du célèbre Canal des Pangalanes, elle nécessite une protection efficace contre l’exploitation forestière illicite et la lutte contre les feux de brousse. En combinant développement touristique et pérennisation des contrôles forestiers, ce projet hautement écologique constitue une première pour la protection d’un « hot spot » de la biodiversité malgache. Ainsi Man & Nature continuera à soutenir les acteurs publics et privés et les société civiles à identifier et mettre en place les réponses les plus appropriées pour consolider cette transformation économique dans la région et sur de nouvelles filières.

En creusant davantage la situation, Man&Nature détaille que dernier bloc de forêt littorale de toute la région, Vohibola, située sur la côte Est de Madagascar, abrite sur plus de 2 000 hectares une biodiversité faunistique et floristique unique et menacée. On recense sur la partie forestière de Vohibola, plus de 450 espèces végétales dont 7 espèces d’arbres endémiques menacés d’extinction dont les 33 derniers spécimens au monde de l’un d’entre eux. Elle abrite également 7 espèces de lémuriens, une avifaune d’une cinquantaine d’espèces et des reptiles et amphibiens tous endémiques à Madagascar. Une nouvelle espèce de caméléon y a été découverte en 2009 (Calluma vohibolensis).

Et la même source de souligner qu’avant l’intervention de l’ONG l’Homme et l’Environnement, la forêt de Vohibola faisait l’objet d’intenses pressions pour l’exploitation du bois pour la capitale économique de l’est Toamasina, sans que les populations locales en tirent un quelconque bénéfice. Deux tiers de la forêt avaient été détruits par le feu. La pauvreté locale liée à l’absence d’opportunité économique dans cette zone très enclavée ne permettait pas de motiver les populations à soutenir un plan de conservation.

Progressivement, certaines activités génératrices de revenus ont été mises en place notamment autour du tourisme éthique. Les actions menées ont ainsi permis d’enrayer la déforestation et même de lancer des campagnes de reboisement. L’implication des communautés locales reste fragile et il est crucial de pérenniser les programmes de contrôle forestier par les agents locaux.

L’ONG de droit malgache l’Homme et l’Environnement travaille depuis une vingtaine d’années à développer et soutenir des projets qui permettent d’améliorer les conditions de vie des populations locales tout en préservant la biodiversité et la qualité de leur environnement.

Elle s’est engagée sur le site de Vohibola il y a plus de 10 ans et a acquis une excellente connaissance du contexte local. Les responsables de la communauté locale qui collaborent aux actions de développement initiées sont des partenaires fidèles et motivés.

La participation de professionnels spécialisés, bénévoles des entreprises françaises EDF, SPIE et VEOLIA, dont certains depuis plus de 2 ans, permet de garantir une réalisation et un suivi technique au plus haut niveau.

Dans un premier temps, d’après toujours Man&Nature, ce projet permet de remplacer la pirogue de l’ONG, vétuste, bruyante et polluante par une embarcation neuve à propulsion électro-solaire.

Le principe retenu est que cette embarcation puisse, au delà de sa fonction d’appui au contrôle forestier (transporter par voie navigable les agents de contrôle vers les différents circuits de patrouilles), servir au développement de l’éco-tourisme en générant des emplois locaux (navigants, guides touristiques, etc.).

La conception technique des aménagements permettra simultanément de répondre à d’autres besoins des populations : électrification du centre de santé, production de froid pour la conservation du poisson et couveuses pour le petit élevage. Ainsi, le lien se crée formellement entre développement local et conservation de l’environnement.

La mise au point de ce mode de déplacement non polluant et silencieux pour surveiller et/ou découvrir la forêt pourra servir de modèle et être aisément dupliqué dans d’autres contextes…

Soutien à la croissance et maintien de la stabilité des prix : la politique monétaire et de change reste prudente

Madagascar a un taux de change flexible. La politique monétaire et de change menée en 2015 a été prudente, dans le but de soutenir la croissance et de maintenir la stabilité des prix.

Malgré tout, l’édition 2016 de Perspectives économiques en Afrique, note, surtout que le taux de l’inflation a atteint 8 % en 2015, son niveau le plus élevé depuis 2011. Cette hausse a été provoquée par l’augmentation des prix des produits locaux, des biens importés et de l’énergie. La hausse des prix des produits alimentaires a cependant moins accentuée, notamment dans le cas du riz, principale denrée de consommation de la population, dont le cours est resté stable sur le marché international.

Par ailleurs, la même source indique, entre autres, que la politique monétaire s’est traduite par un recours à la Banque centrale pour financer le déficit budgétaire et par une croissance du crédit au secteur privé. Par conséquent, la masse monétaire au sens large s’est sensiblement accrue, de 9.8 % en 2014 puis de près de 11 % en 2015. Malgré cette accélération, les conditions de liquidité sont paradoxalement devenues plus restrictives pour la majorité des banques, en raison        notamment des mesures prises par la Banque centrale pour abaisser, à la fois, le taux de réserves obligatoires, de 15 % à 13 %, et le taux directeur, de 9.5 % à 8.7 %, son premier ajustement depuis 2004.

Pour la politique de change, la Banque centrale a maintenu le régime de change flottant, dont les taux sont déterminés quotidiennement sur le Marché interbancaire de devises. Elle publie toutes les informations utiles (cours de référence, cours plancher, cours plafond) pour donner à ce marché une bonne visibilité.

En 2016 et 2017, la politique monétaire continuera à favoriser la relance économique tout en veillant maîtriser l’inflation. Dans   cette perspective, la Banque centrale prévoit de renforcer son autonomie dans la gestion de la politique monétaire et de change, ainsi que le rôle du taux directeur dans la relance des   investissements. Cette politique devrait       permettre à l’économie de mieux s’ajuster aux chocs extérieurs…

L’inflation devrait se maintenir autour de 7 % au cours des deux exercices, du fait de la relative stabilité des cours du pétrole sur le marché international et d’une politique budgétaire compatible avec l’objectif de stabilité macroéconomique.